Vers une reprise des discussions sur l'État palestinien

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

Reuters
Édition du jeudi 04 octobre 2007

Mots clés : Mahmoud Abbas, Éhoud Olmert, Gouvernement, Palestine (pays), Israël (pays)

Jérusalem -- Éhoud Olmert, le chef du gouvernement israélien, et Mahmoud Abbas, le président palestinien, sont convenus hier d'ouvrir des négociations officielles sur un futur État palestinien après la conférence internationale de paix qui se tiendra le mois prochain aux États-Unis.

Mais, contrairement à ce que souhaitait son interlocuteur, Olmert a refusé d'établir un calendrier en vue du règlement des principaux dossiers liés à ce futur État -- les frontières, la question de Jérusalem et le sort des réfugiés palestiniens.

«Après la conférence de novembre, ils [les deux hommes] commenceront à négocier un accord définitif, mais sans calendrier précis», a déclaré un responsable israélien à l'issue de la rencontre dans la résidence du premier ministre à Jérusalem.

Les discussions sur un futur État palestinien avaient été rompues au début de 2001 et Israël refusait jusqu'ici de laisser entendre que la conférence de novembre aux États-Unis pourrait permettre leur reprise.

Saëb Erekat, le négociateur palestinien, a assuré que cette conférence le mois prochain allait permettre de «lancer les négociations sur un traité fixant le statut permanent» du futur État palestinien.

Ces négociations seront menées à partir «d'un document conjoint qui sera présenté lors de la conférence», a ajouté le responsable palestinien. La question du calendrier sera discutée plus tard, a-t-il poursuivi, et «ce sera à la conférence de décider».

Éhoud Olmert et Mahmoud Abbas se sont entretenus en tête-à-tête avant d'être rejoints par leurs négociateurs, auxquels ils ont demandé de se mettre immédiatement au travail pour élaborer le document conjoint qui sera présenté le mois prochain.



Le maximum

Les négociations sur les termes de ce texte se dérouleront dans la plus grande discrétion, a déclaré Yasser Abed Rabbo, conseiller d'Abbas. Pour sa part, David Baker, porte-parole d'Olmert, a déclaré qu'elles avaient d'ores et déjà débuté.

Ces négociations «visent à aboutir, et aboutiront, à la formulation d'une déclaration commune à temps pour la conférence internationale», a affirmé Baker, qui a laissé entrevoir «un document convenant aux deux parties».

Les Palestiniens «feront le maximum» pour parvenir à un texte commun, a promis Ahmed Koreï, l'ancien premier ministre palestinien et membre de la délégation d'Abbas, tout en prévenant: «Ce ne sera pas facile.»

La partie palestinienne souhaite un accord-cadre précisant les étapes de règlement des questions clés comme les frontières du futur État palestinien, le statut de Jérusalem et le sort des réfugiés de la guerre israélo-arabe de 1948.

De son côté, Olmert, pressé par son propre camp de ne pas trop céder sur ces questions, se contenterait d'une déclaration commune aux termes vagues à soumettre à la conférence organisée par la Maison-Blanche.

Le texte conjoint israélo-palestinien devra être approuvé par le comité exécutif de l'OLP et par le gouvernement israélien avant de servir de base à la conférence internationale, puis aux négociations qui s'ensuivront, a déclaré Yasser Abed Rabbo.


Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

Haut de la page

Vous avez le statut de visiteur
Identifiez-vous


Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com