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Les vieux préjugés ressortent dans les commentaires!
Je suis personnellement étudiant à la maîtrise et je n'ai pas d'auto, je ne suis jamais allé dans le sud et je ne passe pas mes soirées à gaspiller mon argent dans les bars. Pourtant, je suis très loin de rouler sur l'or et je doit faire un budget serré pour éviter d'accumuler les dettes.
Je suis persuadé que la gratuité scolaire devrait être instaurée parce qu'au 21è siècle, l'avenir d'une société passe par l'éducation de ses citoyens. Les données d'enquête montrent très bien qu'en général, les gens les plus éduqués ont de meilleures habitudes de vie qui les aident à être en meilleure santé (et donc à diminuer les dépenses de l'État dans ce domaine). Une fois leurs études terminées, ils paieront plus d'impôts à chaque annéee que le québécois moyen, de quoi réjouir les économistes. Ce ne sont là que quelques-uns des très nombreux avantages d'un plus haut niveau d'éducation et, à mon avis, il est inadmissible de diminuer l'accessibilité aux études universitaires.
Les "wanna be" lucides adorent nous comparer aux États-Unis, mais de plus en plus, imiter nos voisins du sud équivaudrait à niveler par le bas. Dans les pays où le niveau de vie est le plus élevé, c'est à dire en Scandinavie, les frais de scolarité sont inexistants. Quant à elles, les autres provinces canadiennes s'alignent de plus en plus vers les américains, et ce, dans tous les domaines de la sphère publique. Ceci nous oblige aucunement à les suivre aveuglément!
La gratuité scolaire coûterait probablement l'équivalent du montant accordé par les libéraux en baisses d'impôts dans le dernier budget. Or, au lieu de représenter principalement une mesure individualiste qui profite davantage aux riches comme cette dernière, la gratuité scolaire profiterait à l'ensemble de la société québécoise directement ou indirectement.
Ainsi, j'appuie les étudiants qui protestent contre la hausse des frais de scolarité, surtout avec le désengagement actuel de l'état dans les universités. Le manque à gagner en ce qui a trait au financement des universités québécoises est d'environ 400 millions de dollars par année, donc cette augmentation des frais ne résoudrait pas le problème.
Cete facture ne doit pas être refilée aux étudiants. D'ailleurs, lorsqu'un étudiant quitte l'université avec une dette dans les cinq chiffres, il risque davantage d'accepter un emploi qui ne lui convient pas, mais dont le salaire est plus élevé afin de se libérer de ses passifs. En réduisant cette tendance, je crois que l'État pourrait économiser plusieurs millions de dollards par années en frais médicaux, antidépresseurs et en journées de travail perdues.
Les claculs économiques sont souvent faits par des individus avec une vision en tunnel qui réfléchissent trop rarement aux impacts positifs indirects des politiques qu'ils évaluent. Nous avons besoins de gens qui ont une pensée globale et, là aussi, les universités ont un rôle important à jouer.
Ainsi, le Québec, doit se libérer de cette attitude anti-intellectueliste propulsée par la montée de la droite néolibérale et individualiste. La qualité de l'éducation offerte aujourd'hui aux étudiants québécois sera déterminante pour l'avenir de la Belle Province. Apprenons à penser aux conséquences à long terme de nos décisions!
