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Cégeps
L'avantage social du C ollège d'E nseignement G énéral et P rofessionnel, par sa décentralisation, facilite l'essor des régions. D'où l'importance des spécialités évoquées par la plupart d'entre eux; pour n'en nommer que quelques-uns par exemple, le Cégep de Rosemont a établi sa réputation en formation de thanatologues, alors que celui de Rimouski se spécialise dans l'exploitation marine, et celui de Jonquière dans le cinéma.
Mais, avant de vouloir comme le voudraient les commissions scolaires, leur abolition, pour contrer la menace adéquiste de les défaire elles-mêmes, elles devraient demander plutôt l'abolition du segment Général pour ne se consacrer qu'à la spécialité régionale professionnelle, tout en demeurant une porte ouverte sur le milieu universitaire.
Mais je reste nostalgique du bon vieux cours classique qu'on pourrait recycler dans le segment Général justement qu'on voudrait faire disparaître. La spécialité classique était la généralité, les auteurs, les textes, les civilisations antiques, l'influence gréco-romaine sur le monde occidental; les humanités passées restent un phare pour l'avenir.
Du coup, on mettrait fin au mythe du Cégep public où on n'apprend rien et à celui, passéiste, que les cours classiques étaient pour l'élite. Ce serait le plus court chemin vers notre développement national vers une culture générale essentielle au quotidien. Lire, écrire, compter demeurant des bases fondamentales à notre essor comme peuple.
On pourrait aussi y ramener les bonnes vieilles écoles normales, l'instruction étant devenue une difficulté sociale chez nous.
Aussi, j'appuie sans réserve l'idée d'une grève générale illimitée dans les Cégeps pour contrer la hausse des frais de scolarité commandée par le gouvernement Charest. Le tout devrait déboucher éventuellement sur la gratuité totale.
Je suis partisan de la thèse que les subventions au Cégep sont plus un investissement qu'une dépense.
