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Pharmaceutiques et cies d'assurances: jeux de ca$h-ca$h

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l poisson
Envoyé Le mardi 02 octobre 2007 03:00




Les gouvernements québécois, toujours en manque de belles statistiques gonflées aux stéroïdes, sont à genoux devant les pharmaceutiques depuis des décennies.
Mais comment leur en vouloir quand nos organisations syndicales, par exemple, hésitent à encourager leurs cotisants à consommer des produits génériques via les contrats collectifs d'assurances-médicaments avec Sun Life, Manuvie ou Great-West ?
Ces assureurs investiront ensuite masivement dans l'industrie pharmaceutique. Quand le prix des pilules augmentera ( pour payer des dépenses de marketting surpassant les frais de recherches scientifiques) le coût des primes d'assurances des syndiqué(e)s augmentera aussi. Et tout le monde avalera sa pilule sans mot dire: "Happy hour" pour nos assureurs et "Bingo" pour les apothicaires.
La CSN, la FTQ ou la CSQ engraissent ainsi Power Corp, entre autres. Et la Mutuelle-SSQ plutôt que de faire preuve d'originalité emboîte le pas. Comme les Caisses pop face aux banques.
Pour réaliser partiellement l'assurance-auto, Lise Payette avait recruté Jacques Desmarais à la CSN car cette centrale s'était MOBILISÈE sur cette question. ( Aujourd'hui il en coûte presque plus cher pour assurer au privé la tôle d'une bagnole que le "body" de son propriétaire via la SAAQ.) En matière d'assurances-médicaments, les syndicats devraient avoir honte des conditions que doivent avaler leurs membres qui voguent vers la retraite... Mais n'étant plus alors cotisants, je ne m'étonne pas que nos leaders syndicaux se taisent et laissent la voie libre à MM. Couillard ou Charest à ce chapître.

D'autre part, 750 pilules par année ça ne tient pas compte d'un autre aspect developpé ce matin même dans Le Devoir par Hugo Latulippe dans son texte "Lulu et les dinosaures" dont voici un long extrait:

"Je me souviens... de ce vétérinaire très connu dans le milieu qui avait voulu garder l'anonymat lors du tournage de Bacon (appelons-le Alphonse). Alphonse insinuait que ces médicaments vendus sous la pression des compagnies pharmaceutiques aux agriculteurs comme une nécessité absolue assuraient une part du revenu des vétérinaires agricoles, bien plus que la santé des animaux. Alphonse prétendait que ses collègues touchaient une commission sur la vente de pilules, tant et si bien qu'ils avaient tendance à en vendre un peu beaucoup. Trop.

À l'époque, j'avais décidé de ne pas intégrer cette révélation au film par pudeur. Je trouvais ça trop capoté. Aujourd'hui, les faits sont clairs. Des experts cités dans l'ouvrage des chercheurs de l'UQAM mettent en garde Santé Canada des risques de résidus de médicaments dans le jambon de porcs usinés. Ce qui renforce une autre information transmise par le même vétérinaire que j'avais omise dans le montage final de Bacon. Alphonse disait que de plus en plus de producteurs industriels refusaient de manger ce qu'ils produisent.

«Pourquoi Alphonse?

-- Parce qu'ils savent ce qu'ils mettent dedans.»

Ayant eu vent qu'Alphonse mentionnait publiquement ce genre de détail fâcheux, l'Ordre des médecins vétérinaires du Québec l'a d'ailleurs radié de la profession."

P.S.: M Couillard ne vous inquitez pas. La tempête médiatique qui a précédé ce film tourne autour de la personne de M. Arcand et non pas de son sujet, secondaire auprès de notre colonie de chroniqueurs en attente de retours d'ascenceurs. Parlez-en au député de votre ex-comté de Mont-Royal, le frère à Paul... Et de toute façon, argument fatal, la saison du Canadien commence cette semaine, donc on revient aux vrais affaires...sur de la vraie glace avec des vrais patins



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