Les journalistes appuient le rapport de l'ombusdman de Radio-Canada
Mots clés : Renaud Gilbert, Radio-Canada, ombusdman, Information, Québec (province)
Renaud Gilbert déplore le mélange des genres et l'information-spectacle

Photo: Jacques Nadeau
«Ce qui fait problème, c'est le mélange des genres -- information et divertissement. [...] Quand on voit tous les chefs de parti défiler à Tout le monde en parle, comment réagir aux plaintes de ceux qui estiment les questions partisanes et le traitement accordé à l'un ou à l'autre comme inéquitable», écrit-il dans ce rapport.
Renaud Gilbert affirme qu'il y a régulièrement des plaintes reliées au traitement de l'information dans des émissions dites de variétés, à la radio ou la télé, comme C'est bien meilleur le matin, Christiane Charette ou Samedi et Rien d'autre. Or la compétence du l'ombudsman ne s'étend qu'aux émissions d'information, et cela, même si la tendance des dernières années veut que de plus en plus de variétés nagent dans les eaux autrefois réservées aux émissions d'information.
«L'ombudsman peut regretter que pour divertir, on se serve de l'information. Il appartient [...] aux directions de programmation pertinentes de limiter la confusion dans l'esprit du public entre ce qui relève de l'information et [...] du divertissement», note-t-il encore en donnant plusieurs exemples précis, dont ceux de Et Dieu créa... Gérard D. Laflaque et Infoman.
Réactions
Hier, la direction de Radio-Canada a refusé de commenter ces critiques sévères de son ex-ombudsman. «Les instances concernées sont saisies de ce rapport et on verra ce qui en découlera», s'est borné à dire hier Marc Pichette, directeur des relations publiques à la SRC.
Mais ces constats ont eu des échos favorables au Syndicat des communications qui s'inquiète lui aussi de la dérive des genres sur les ondes radio-canadiennes. Alex Levasseur, président du Syndicat des télécommunications, croit que le recours de plus en plus fréquent au divertissement dans les émissions d'informations, et vice versa, finit par créer la confusion dans le public et nuit, à moyen terme, au travail journalistique.
«C'est sûr que le mélange des genres nous cause des torts. Quand des émissions comme Tout le monde en parle s'arrogent des exclusivités pour des entrevues avec des politiciens, ça fatigue et ça nous prive de l'accès à certaines entrevues», a-t-il commenté hier.
À son avis, il est clair que le traitement infligé à certains politiciens par des émissions d'humour a eu des répercussions directes sur le travail des journalistes. «On ne peut pas demander que les émissions d'humour appliquent les mêmes pratiques que les journalistes. Mais peut-être y a-t-il en effet des choses à revoir dans le mandat de l'ombudsman», pense-t-il.
À France Télévisions, note M. Gilbert par ailleurs dans son rapport, il existe un ombudsman qui traite spécifiquement des plaintes reliées aux émissions de divertissement.
Vos réactions
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Le mercredi 03 octobre 2007 23:00
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Et le sens de l'humour dans tout ça??? - par Vincent Partensky
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Le mardi 02 octobre 2007 11:00
Le nivellement par le bas - par
Le mardi 02 octobre 2007 10:00
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Le mardi 02 octobre 2007 10:00
Ah bon !!! - par Gaston Grenon
Le mardi 02 octobre 2007 08:00
Ah bon !!! - par Gaston Grenon
Le mardi 02 octobre 2007 08:00
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Le mardi 02 octobre 2007 08:00

