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Sexe et égalité sexuelle : de Moïse à Mahomet
Quant à Mahomet, il aurait dit que le meilleur homme est celui faisant preuve de la plus grande bonté envers sa femme, que le paradis se trouve aux pieds des mères et qu'une jeune fille ne devrait pas être mariée sans son consentement. Il aurait suggéré à des croyants, en guise de bonne action méritoire, de laisser là leur boulot parfois, pour aller faire l'amour à leur femme, en se préoccupant du plaisir de celle-ci. La sexualité en islam n'ayant pas pour but (principal) la procréation, mais constituant un avant-goût du paradis et la satisfaction féminine représentant un devoir du croyant. Il aurait même indiqué, en bon sexologue, ce que doivent être ce qu'on appelle aujourd'hui les préliminaires, que lui appelait «un messager», consistant en «des baisers et de douces paroles» : «Qu'aucun de vous ne se jette sur sa femme comme font les bêtes!». Assez édifiant, n'est-ce pas ?
Puis, entre les deux, ainsi que par delà, jusqu'à nous, se trouve la position catho-chrétienne. À l'origine, déjà, Paul aura écrit que celui qui se marie «fait bien, mais celui qui ne se marie pas fait mieux encore.» Et, aujourd'hui, l'Église du Cardinal, poursuivant sur la même voie, dit: «Le plaisir sexuel est moralement désordonné, quand il est recherché pour lui-même, isolé des finalités de procréation et d'union.» (Catéchisme de l'Église catholique, art. 2351).
Au lecteur de deviner, donc, par laquelle de ces trois religions interreliées (par un même monothéisme abrahamique) il lui serait le plus loisible d'atteindre, rapidement ou complètement, à l'égalité sexuelle au sein même de celle-ci. Sachant par ailleurs que, quoique des femmes y soient prêtes, prêtres catholiques elles ne sauraient guère devenir. Du fait qu'à cet égard, l'Église se base résolument et irrévocablement, semble-t-il, sur le tout premier choix fait à ce sujet par Jésus d'abord et par ses apôtres ensuite: «C'est pourquoi l'ordination des femmes n'est pas possible.» (art. 1577). «Consolation» (?), comme la plupart des apôtres étaient mariés, pour la même raison, des hommes, eux, par ailleurs, pourraient, laisse-t-on entendre subrepticement, en venir à pouvoir cumuler, dans cet ordre seul, mariage et prêtrise. Et ainsi, pourrait-on au moins... être mariée à un prêtre.
