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Libre en la foi, libre de loi
L'exemple du voile (foulard) dit islamique qu'on songerait à proscrire aux agents de l'État ou à quiconque exerçant fonctions (institutions) publiques, comparé au maintien de la tolérance ou acceptation du port d'un «attirail» semblable ou d'une croix à son cou pour la religieuse catholique, en est un bon. C'est là même le principe de l'État neutre en matière religieuse, qui ne peut favoriser ni passivement ni proactivement une religion par rapport à d'autres, fût-elle celle, actuelle ou historique («culturelle»), d'une majorité.
En somme, le vrai ou plus grand danger reste encore une (trop grande) censure à la liberté, quelle qu'elle soit. Y compris religieuse. Car en proscrivant le voile (foulard), par exemple, du fait qu'on ne souscrirait pas à la part d'«idéologies religieuses» ou connexes considérées lui être inhérente(s), on se trouverait à obstruer ou inhiber aussi du fait même a priori le développement possible d'une mode ou pratique féminine «laïque» de voilement tout semblable, pour d'autres raisons, parce que cela évoquerait du religieux.
Voilà pourquoi, entre autres, la plus grande liberté possible restera toujours préférable. Tant eu égard à la loi qu'à la foi. Car ce n'est pas en «empêchant de» légalement, institutionnellement ou semblablement, qu'on favorise le mieux quelque évolution sociale. C'est au contraire en laissant (ap)paraître en l'espace public la plus grande diversité de «signes» possible. Lesquels, alors, peuvent se voir socialement, plutôt que juridiquement, contestés, interpellés, analysés, approuvés, débattus (jusqu'à épuisement positivement), combattus ou «normés». De telle sorte qu'ainsi, lorsqu'un principe, une pratique, un mode d'être ou d'«affichage» ne sont pas acceptés par la Communauté, ils se voient rejetés avec bien plus d'efficience (durabilité) qu'au moyen du recours à une règle ou une loi, à une charte ou une constitution. Parce que
résultant de délibération populaire "live". Parce qu'on 'extirpe' mieux ainsi tout «vestige» de «carie» ou «tumeur». Lesquelles tendent trop souvent à subsister ou à se remanifester, lorsqu'il n'y a pas (eu) «effervescence» sociale imprimante, i.e. participation et engagement à propos de quelque chose. Et qu'on aurait plutôt rapidement légiférer, réglementer, «charter» ou constitutionnaliser «par en-haut».
