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Libre en la foi, libre de loi

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Denis Beaulé
Envoyé Le dimanche 07 octobre 2007 12:00



Il est exact que les manières de préserver la parité sexuelle doivent réussir le test de la réalité. Ainsi que la liberté de religion s'arrête là où le droit à l'égalité entre les hommes et les femmes est menacé. À l'exception, bien sûr, d'en religion même notamment, i.e. e.g. à la mosquée. Où il doit rester loisible d'exercer sa croyance ou adhésion en plénitude de liberté. Incluant, donc, «le droit» [religieux] à l'inégalité sexuelle. En harmonie avec la pratique millénaire du catholicisme, par exemple. Quoique en dissonance avec la parole et la pratique du Christ, lui-même «féministe égalitariste», (qui n'aurait jamais prôné, ni en paroles ni en pratique, tel saint Paul un peu plus tard, que la femme se taise dans l'Assemblée, qu'elle interroge plutôt son mari, à qui elle devait être par ailleurs soumise, à leur retour au foyer) ; ainsi qu'en contradiction avec le vaudou également entre autres, religion au sein de laquelle, selon des connaisseurs, il y aurait ou serait censé y avoir parfaite égalité sexuelle.

L'exemple du voile (foulard) dit islamique qu'on songerait à proscrire aux agents de l'État ou à quiconque exerçant fonctions (institutions) publiques, comparé au maintien de la tolérance ou acceptation du port d'un «attirail» semblable ou d'une croix à son cou pour la religieuse catholique, en est un bon. C'est là même le principe de l'État neutre en matière religieuse, qui ne peut favoriser ni passivement ni proactivement une religion par rapport à d'autres, fût-elle celle, actuelle ou historique («culturelle»), d'une majorité.

En somme, le vrai ou plus grand danger reste encore une (trop grande) censure à la liberté, quelle qu'elle soit. Y compris religieuse. Car en proscrivant le voile (foulard), par exemple, du fait qu'on ne souscrirait pas à la part d'«idéologies religieuses» ou connexes considérées lui être inhérente(s), on se trouverait à obstruer ou inhiber aussi du fait même a priori le développement possible d'une mode ou pratique féminine «laïque» de voilement tout semblable, pour d'autres raisons, parce que cela évoquerait du religieux.

Voilà pourquoi, entre autres, la plus grande liberté possible restera toujours préférable. Tant eu égard à la loi qu'à la foi. Car ce n'est pas en «empêchant de» légalement, institutionnellement ou semblablement, qu'on favorise le mieux quelque évolution sociale. C'est au contraire en laissant (ap)paraître en l'espace public la plus grande diversité de «signes» possible. Lesquels, alors, peuvent se voir socialement, plutôt que juridiquement, contestés, interpellés, analysés, approuvés, débattus (jusqu'à épuisement positivement), combattus ou «normés». De telle sorte qu'ainsi, lorsqu'un principe, une pratique, un mode d'être ou d'«affichage» ne sont pas acceptés par la Communauté, ils se voient rejetés avec bien plus d'efficience (durabilité) qu'au moyen du recours à une règle ou une loi, à une charte ou une constitution. Parce que
résultant de délibération populaire "live". Parce qu'on 'extirpe' mieux ainsi tout «vestige» de «carie» ou «tumeur». Lesquelles tendent trop souvent à subsister ou à se remanifester, lorsqu'il n'y a pas (eu) «effervescence» sociale imprimante, i.e. participation et engagement à propos de quelque chose. Et qu'on aurait plutôt rapidement légiférer, réglementer, «charter» ou constitutionnaliser «par en-haut».

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