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Égalité sexuelle ou autre et laïcité : vive « le droit à la liberté » !
Comme on peut voir, c'est l'individu qui a ce «droit à la liberté». Cela n'empêche aucunement l'État ou des institutions publiques d'être neutres, laïques. C'est justement cette neutralité de l'État qui favorise la liberté d'expression individuelle. En raison de la multitude des croyances. Alors qu'au niveau politique, il y a nécessité de «convergence»... Ou d'adhésion, si l'on préfère, à UN mode d'être ou de fonctionnement (e.g. démocratique).
Les partisans de l'exclusion de tout signe religieux de l'aire publique semblent ne pas voir qu'ainsi on y perdrait en liberté. La liberté optimale implique en effet d'interdire le moins possible. Et c'est ce que permet au mieux la Charte des droits de l'homme. Qui ne stipule pas qu'il faille «accommoder», toujours et partout, tous les signes religieux. Mais qui dit seulement que tous ont «droit à la liberté» de manifester, y compris en public, des signes de leur croyance ou adhésion religieuse. Ce qui signifie qu'il s'agit de trouver un équilibre entre des extrêmes (tout laisser faire, tout interdire). De manière à respecter l'esprit du principe de Liberté. Qui embrasse aussi les religions ainsi que l'athéisme. À l'exclusion de toute contrainte, violence, pression ou oppression, dans un sens ou dans l'autre («Pas de contrainte en religion», aurait aussi dit Allah).
Concrètement, hic et nunc, cela veut dire qu'on devrait pouvoir s'accommoder par exemple aussi bien de femmes qui portent un voile sur la tête que de conseillers municipaux s'adonnant brièvement à la prière, avant leur séance de travail, lorsqu'il y a consensus à cet effet parmi eux. A fortiori considérant que le pays, lit-on, «est fondé sur des principes qui reconnaissent la suprématie de Dieu» et que par ailleurs maints «signes» religieux, au sens large, sont maintenant considérés culturels, historiques ou patrimoniaux au Québec.
