La politique prospoée par le CSF constitue une forme sournoise de discrimination et d'intolérance. D'abord, qui sommes-nous pour décider de la signification d'un symbole? Pour certaines femmes, par exemple, le foulard peut être un instrument de rébellion contre le sexisme à la sauce occidentale ou d'affirmation identitaire face aux racisme. Ensuite, permettre les petites croix mais pas le foulard ou le turban revient à discriminer entre les religions. En effet, il n'y a pas de vêtement caractéristique du christianisme. Alors en interdisant tout, on n'affecte que certaines interprétations de certaines religions. Et on ferait ça alors que les minorités culturelles sont nettement sous-représentées dans la fonction publique? Voilà qui est contraire à l'idée d'intégration et à la politique interculturelle que le Québec s'est donnée.