« ...les Québécois (...) conservent au fond d'eux-mêmes ces traits du Séraphin d'antan...» : dédain, hargne, hypocrisie mais avant tout jouissance où l'excitation le dispute à l'idolâtrie. Ouf! Parmi les nombreux Québécois que j'ai connus dans ma vie (je suis moi-même Québécois), AUCUN n'a jamais affiché le moindre comportement démontrant qu'il portait en lui-même tous ces traits en même temps. Peut-être se manifestent-ils plus fréquemment dans le monde de la bourgeoisie, dont je ne fais pas partie et auquel appartiennent souvent les riches? Sans doute vaudrait-il la peine de faire une étude sur le sujet, s'introduire dans le « grand monde » et noter sur un calepin les travers comportementaux trahissant la présence des traits en question, leur fréquence d'expression, etc. Quant à la méfiance à l'égard de la richesse, je ne crois pas qu'elle soit particulière aux Québécois « ordinaires ». À ce que je sache, d'autres riches ailleurs sur la planète éveillent la suspicion dans leur pays (pensons notamment à Berlusconi). Que dis-je la suspicion! La colère plutôt! Connaissez-vous l'île de Saint-Barthélemy, située dans les Antilles? Il s'agit d'une des colonies de notre cousine, la France, où seuls les gens fortunés peuvent s'établir et qui jouit d'un droit d'exonération fiscale quasi totale. Il paraît que Johnny Halliday y a ses habitudes, de même que Bill Gates et Paul Allen (fondateurs de Microsoft) et Steven Spielberg. Pourquoi pas un jour aussi Céline Dion... Oui, la richesse suscitera toujours la méfiance des gens « ordinaires » et, d'ailleurs, de tous ceux qui se soucient de l'égalité des chances dans la vie... et avec raison!