Hôpital Saint-François-d'Assise - L'éclosion de C. difficile était due à plusieurs facteurs

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La Presse canadienne
Édition du samedi 29 et du dimanche 30 septembre 2007

Mots clés : Hôpital Saint-François-d'Assise, C. difficile, Hôpital, Maladie, Québec (ville), Québec (province)

Québec -- L'éclosion de Clostridium difficile au printemps dernier à l'hôpital Saint-François- d'Assise, à Québec, est attribuable à la combinaison de plusieurs facteurs, dont l'âge avancé des patients et l'utilisation d'un certain type d'antibiotiques.

C'est ce qu'indique le rapport de l'enquête épidémiologique menée au cours des derniers mois sur 52 cas d'infection au C. difficile en mars, avril et mai derniers, dont 18 décès.

L'enquête menée par la Direction régionale de la santé publique de Québec a démontré que l'âge avancé des patients, leur état de santé précaire et la prise d'antibiotiques font partie des facteurs qui ont eu une incidence sur le développement de la bactérie.

L'analyse des résultats de l'enquête a démontré que l'âge moyen de l'ensemble des patients atteints était de 76,6 ans. «Les personnes de 70 ans et plus qui ont développé une diarrhée associée au C. difficile pendant la période examinée par l'enquête avaient six fois plus de risque de décéder que les plus jeunes», analyse-t-on dans le rapport.

De plus, ajoute-t-on, l'état de santé des patients infectés par la bactérie était plus précaire, et ces patients avaient consommé plus fréquemment des antibiotiques de la classe des quinolones avant le début des symptômes.

«Il est possible d'avancer que l'utilisation d'une quinolone chez le patient le rendait plus à risque de développer une infection par le C. difficile, comparativement à un patient qui prenait un antibiotique d'une autre classe», analyse le rapport d'enquête.

À la lumière de cette enquête, la Direction régionale de la santé publique formule 23 recommandations, dont certaines s'adressent directement à l'établissement de santé. Le rapport insiste notamment sur le fait que l'hôpital crée un comité de travail sur la révision des antibiotiques en rapport avec le C. difficile et qu'il exerce une surveillance soutenue de la consommation de ce type de médicament qui est étroitement relié au développement de la maladie. De plus, le fonctionnement de ce comité doit être classé «prioritaire».

La Direction régionale demande aussi à l'établissement de porter une attention particulière aux patients âgés souffrant de maladies pulmonaires, étant donné le risque qu'ils courent de développer le C. difficile.

De façon plus générale, les Agences de santé et le ministère de la Santé et des Services sociaux sont incités à faire la promotion de la création de ce type de comités auprès de tous les établissements de santé dans l'ensemble des régions.

Le ministère est aussi invité à demander au Conseil du médicament d'émettre des recommandations dans la prescription d'antibiotiques en rapport avec le C. difficile.


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