Vos réactions
Et si je vous demanez de réagir à ma liste d'accomomoments suivants'
-------------------------------------------------------
Je suis né en République démocratique du Congo, dans le village de Mutombw A Chibang, district de Kapanga, sous province du Lualaba, Province du Katanga.
A l'époque il n'y avait ni eau potable ni électricité, ni route, ni moyen de transport fiable. Aujourd'hui rien n'a changé.
La quasi-totalité des habitants vivent de l'agriculture traditionnelle et de pêche archaïque.
Le monde occidental nous était inconnu. Tout ce que nous connaissions de ce monde se limiter à la présence des missionnaires et à l'histoire de la colonisation Belge.
A l'époque il n'y avait qu'une seule école secondaire dans mon district ne comptant que la première et la deuxième année. Il y avait en tout quatre centres du cycle primaire sur l'ensemble du territoire. Mon village n'avait que les classes de première et deuxième année du primaire. Nous parcourions plus de cinq kilomètres chaque matin et chaque soir pour aller à l'école dans un des centres du district
À la fin du cycle primaire, on devait se rendre dans un centre pour y passer un examen d'admission en première année secondaire de la seule école secondaire qui existait dans le district.
Mon village se situe à la frontière de la province voisine où l'on n'avait pas besoin d'un examen d'admission en secondaire après son cycle primaire.
A l'insu de mes parents, je me suis rendu dans la province voisine pour m'y inscrire dans une école catholique de la place. Après mon secondaire, je me suis rendu à Lubumbashi capitale de la province du Katanga où l'on pouvait trouver la seule université de la province. Je fus admis à l'université de Lubumbashi, la seule existant dans la province.
C'est là que j'ai appris qu'il existait des programmes d'aide au développement et des bourses d'étude que l'occident octroyait aux Congolais. C'est là aussi que j'ai appris qu'il y avait présence des casques bleus au Congo dont parmi eux des Canadiens.
Là mon cochaimare a commencé. Je commençais à me demander pour quoi mon village n'a jamais reçu une part de ces aides et bourses. Ma curiosité m'a crée quelques ennuis et je me suis retrouvé malgré moi, réfugié en Zambie, pays voisin. Un heureux hasard m'a conduit au Canada. Ce Canada qui est devenu ma seconde patrie. Je me suis inscris à l'Université d'Ottawa et j'ai reçu un double baccalauréat en sociologie et management publique. Malgré ça, je continuais à mes poser les mêmes questions. J'ai passé beaucoup de temps à essayer de comprendre le processus, les motivations et les priorités du Canada pour les questions d'aide au développement en Afrique. J'ai lu un certain nombre des projets conçus par les ONGS et le gouvernement canadien.
J'ai compris que bien que conçus avec les meilleurs intentions du monde, la plupart des projets ne répondaient pas et ne répondent toujours pas aux besoins des majorités des congolais qui vivent dans des campagnes et dont la seule source de revenus est l'agriculture encore pratiquée dans sa forme archaïque. Beaucoup d'ONG elles mêmes actrices sur le terrain critiquent aujourd'hui les méthodes actuelles d'intervention. Malheureusement, ces critiques n'apportent pas toujours des solutions pratiques.
Aujourd'hui je ne me pose plus la question de savoir pour quoi les miens n'ont jamais bénéficié des projets d'aide au développement. J'ai finalement compris que la vision occidentale des problèmes des communautés en milieu rural au Congo et en particulier ceux dans mon village sont basés sur des modèles qui ne cadrent pas avec les réalités du milieu. Tenez par exemple : Ici pour faire un projet, il y a des protocoles incompréhensibles pour la plupart des communautés rurales. Ces communautés ne sont souvent pas intégrées aux différents projets et leurs besoins ne sont pas ceux des communautés urbaines. Ici on parle des objectifs, des buts, des missions, d'études de faisabilité et d'autres procédés aussi complexe que les projets eux mêmes.
Mon village, comme l'ensemble des villages du Congo vivent dans un environnement où n'existe aucune infrastructure de base telle : eau courante, électricité, routes, hôpital ou clinique médicale. Il n'existe ni usine ni manufacture.
Les seules ressources disponibles sont l'abondance des terres agricoles, des centaines des cours d'eau et des forets. Toutes ses ressources sont sous exploitées et le sont faites d'une façon archaïque et ne donnent pas aux populations des revenues convenables pour prétendre à un quelconque développement.
Le problème de mon village tout comme celui des autres villages du Congo est claire et n'a besoin d'aucune étude de faisabilité au modèle occidental. Le problème est sans doute le manque des infrastructures de base. Nous ne pouvons pas envisager un quelconque développement sans nous attaquer au problème des infrastructures de base.
IL n'y a pas manque des ressources, il y a cependant, manque des connaissances et des outils nécessaires pour exploiter ces ressources et les développer. C'est là le vrai défi.
Comment aider ces populations à développer les ressources existantes pour créer leurs propres richesses. C'est se défi que nous voulions relever en créant le Conseil de transfert des connaissances et des technologies alternatives (LE C.T.C.T.A).
Vous m'avez accueilli comme immigrant. Vous m'avez par la suite octroyé la nationalité canadienne. Je suis très fier d'être membre de ce merveilleux pays que vos aïeux ont bâti pour vous et que vous continuer à bâtir pour les progénitures avenir.
Le Canada a grande réputation de générosité envers les pays du tiers monde. Mon pays, la République Démocratique du Congo fait parti des bénéficiaires de cette générosité. Cette générosité vient des vos ancêtres, agriculteurs, marchants, architectes, pécheurs, tradition que vous avez su bien garder et que vous continuer à perpétuer pour les générations futures.
Je vous l'ai déjà dis, je suis né en République Démocratique du Congo. Mon village s'appelle Mutombw à Chibang., Dans le territoire de Kapanga, district du Lualaba, province du Katanga. Toute ma famille y vit encore. Je ne peux amener toute ma famille ou mon clan au Canada sans parler de tout mon village. Le Canada ne peut pas le faire non plus. Ce merveilleux pays a été bâti à partir de ses ressources naturelles, notamment la terre.
Mon village dispose de beaucoup d'espace vert, terres fertiles, cours d'eau remarquables, mais ne dispose d'aucun moyen d'exploitation. Il n'y a ni eau courante, ni électricité, ni routes praticables.
Mon village et mon territoire n'ont pas besoin d'aide humanitaire conne telle, parce qu'il n'y a pas manque des ressources. Il n'y a pas des calamités naturelles. Ce dont mon village et mon territoire ont besoin c'est d'un appui de base pour qu'ils obtiennent les moyens et les capacités nécessaires pour créer leurs propres richesses.
Je suis témoins oculaire de leurs besoins, je suis né parmi eux et j'ai grandi parmi eux. Grace à la magie des novelles technologies, on trouve aujourd'hui des téléphones cellulaires même dans les villages sans électricité. Il y n'a deux dans mon village et je eu l'occasion de parler à mon oncle et voilà ce qu'il m'a dit. « Cher neveu, pourquoi ne demande-tu pas ӑ tes amis blancs de nous envoyer quelques vieux tracteurs au lieu des vieux habits. Tu sais qu'avec ça, nous pouvons cultiver beaucoup des maïs et de manioc et nous acheter nos propres habits ». Nous pouvons aussi avoir de l'argent pour construire nos routes, avoir un hôpital et beaucoup des choses.
Voici comment mon oncle a réagi quand je lui ai demandé comment la famille a apprécié les habits que je leur est fait parvenir par le biais d'une ONG américaine.
Ça c'est un besoin qui ne figure presque jamais dans les différents projets concoctés pour l'Afrique. Certes les medias ne se spécialisent que dans la présentation de catastrophes, des cas de famine, de la corruption des leaders politiques, rarement ils ne parlent des efforts des milieux des associations qui n'ont besoin de plus que ce quelques machines que les canadiens-canadiennes n'utilisent plus.
En fait, mon village et mon district peuvent facilement sortir de leurs conditions actuelles de vie s'ils recevez des don de machines plutôt que des biens de consommations.
Voici comment une liste des besoins élaborée avec les membres de mon village et de mon district.
Equipements de ferme (tracteurs et accessoires)
Semences.
Equipements pour construction et entretien des routes (tracteurs et accessoires)
Equipements de minoterie et boulangerie.
Equipement pour fabrication des briques
Equipements d'imprimerie
Outils pour charpentier, mécanicien, électriciens, maçon, plombier
Véhicules utilitaires.
Outre ces besoins en équipements comme soutien au développement, il nous faudra aussi de :
- Créer des coopératives agricoles.
- Former des villageois comme ou intervenants en milieu rural
- Créer des centres de formation pour ouvriers spécialisés
- Initier des travaux de construction des infrastructures de base.
- Construire un centre de référence médicale.
- Travailler avec les institutions d'enseignement existantes pour
Améliorer La qualité de leurs programmes.
Ntet Kbwit Mitond
mitond@yahoo.com
