Vos réactions

Bon, bon, bon...

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Richard Dupuis (le_numero_3@videotron.ca)
Envoyé Le vendredi 28 septembre 2007 21:00



Avant de paniquer, comme l'a fait notre ami Donald Bordeleau, prenons le temps de bien lire l'article. Prenons un premier passage.

"Cette somme va entièrement au remboursement de la dette."

Voilà, monsieur Bordeleau. Ces surplus sont donc réservés à un groupe qui se nomme CRÉANCIERS. Voyez-vous, le Canada vit à crédit, et l'a fait particulièrement depuis l'ère Trudeau. Remarquez bien que si je pouvais, comme les gouvernements, emprunter des sommes faramineuses et ne remettre que les intérêts, je roulerais probablement carosse doré, moi aussi. On peut également lire dans l'article que...

"La dette fédérale est maintenant de 467,3 milliards, ce qui ramène le ratio dette-PIB à 32,3 %. À son sommet de 1996-97, la dette était de 562,9 milliards."

Ce n'est quand même pas rien! C'est pratiquement 20% de sa dette - en grande partie libérale - que le Canada a remboursé en 10 ans. Les conservateurs ont compris que c'est bien beau d'avoir une bonne cote de crédit, mais qu'il est d'autant plus important de régler ses dettes. Si l'on ne mettait pas autant d'argent sur des intérêts (avec une dette actuelle de 467,3 milliards$, chaque pourcent d'intérêt représente la modique somme de 4,67 milliards$), imaginez tout l'argent que le Canada pourrait investir dans les infrastructures, la santé, l'éducation, etc. Évidemment, le bon député bloquiste Paul Crête a manqué une bonne occasion de se taire, et a préféré faire des déclarations à l'emporte-pièce, alors que les secteurs manufacturiers et forestiers doivent trouver des solutions novatrices pour se sortir d'un mauvais pas, au lieu de quémander encore de l'argent des gouvernements.

Quant à l'idée que le Québec s'administre lui-même, j'ai des poussées d'urticaire juste à y penser! À Québec, autant les libéraux que les péquistes ont quémandé tour à tour d'Ottawa des sommes non-négligeables pour boucler leurs finances - ou pour remplir des promesses d'élection - alors qu'ils se dirigeaient vers des déficits, alors que leurs budgets ne sont à déficit zéro qu'en théorie. On voit aujourd'hui les résultats: Des structures fermées en catastrophe pour fins de réparations d'urgence, afin d'éviter d'autres drames comme celui de la Concorde. Des salles d'urgence qui débordent constamment, malgré les dizaines de milliards$ injectés par les gouvernements. Des écoles d'où les étudiants sortent diplômés alors qu'ils savent à peine écrire, et que leurs parents peinent à déchiffrer les bulletins de leurs enfants.

C'est cela que vous souhaitez, monsieur Bordeleau? Comme disent les anglos, "Thanks, but no thanks", j'ai déjà donné. Je préfère de beaucoup le système de gestion conservateur; il donne des résultats, lui!

Haut de la page

Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com