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Charogneries médiatiques qui ne font rire personne.

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Gerry Pagé
Envoyé Le vendredi 28 septembre 2007 11:00



Notamment depuis la deuxième guerre mondiale, au Québec, certaines minorités excessivement bruyantes enterrent la majorité silencieuse. Nombre «d'obèses des droits et des libertés à sens unique», ces porteurs de petitesse et pauvres héritiers de l'étroitesse d'esprit, se déplacent sur toutes les routes qui mènent au tribunes médiatiques, ces grands théâtres qu'exploitent à leurs seuls crédits les fabricants et trafiquants de cotes et forgerons de l'opinion publique basée sur les idées reçues.

D'un autre côté, nombre de parvenus et de richards ponctuels ont le don d'écoeurer les gens des classes moyennes et les démunis. En plus, depuis que les trucs de la mondialisation font rage, les spéculateurs et profiteurs, ne se contentant plus de millions, ont tissé leurs nids de milliards, dans tous les recoins des cinq continents, même là où nombre de tordus s'enrichissent du paupérisme tiers-mondiste. La seule valeur qui soutient le pouvoir des pouvoirs, c'est l'argent. L'ayant compris, avant bien des civilisations et depuis des centenaires, la catholicité romaine en est une des illustrations les plus scandaleuses.

Pour aucune considération, les richissimes médias du pouvoir ne toléreraient que l'on que l'on veuille arpenter les labyrinthes de leurs moucharabiehs et que l'on interroge leurs accointances, leurs affiliations, leurs fratries, leurs collusions, leurs fournisseurs et commanditaires, non plus que les coffres-forts de leurs loggias les plus secrètes. Par contre, les mêmes médias qui jouent aux très pures vierges offensées, entre autres, orientent habituellement leurs cribles en directions des cibles que les gardiens de ces tous imposent à leurs choix et inscrivent à leurs agendas. C'est définitivement le cas, dans l'épandage des attaques et la multiplication des charogneries dont le couple Marois Planchet fait actuellement l'objet. Ce sont des cibles très médiatisées, vulnérables et le genre de proies faciles que l'on retrouve habituellement à l'agenda des règlements de comptes organisés. Les Marois Blanchet peuvent se défendre et c'est à souhaiter qu'ils ne ménagent pas leurs sycophantes.

Par contre, cette façon de charogner les gens qui ont construit leur fortune, est vicieuse et dangereuse, puisqu'elle est souvent dictée par des fortunes rivales et que le but non avoué est d'alimenter la haine émergente, chez certains démunis et clans marginaux dont la grogne est en montée fulgurante. Les Québécois le moindrement futés n'ont-ils pas remarqué que certaines fortunes ne sont jamais attaquées, ni questionnées, ni étalées sur la place publique, par les mêmes capitalistes médias?

Est-ce que les médias s'attaquent aux fortunes de certains magistrats, de certains médecins spécialistes, de certains avocats? Non, puisqu'il est reconnu que l'on ne s'attaque pas aux personnes et/ou goupes que l'on craint... Est-ce que les richards de la bourgeoisie médiatique attaquent, s'en prennent et tentent de réduire à néant, certains fortunés du crime organisé? Est-ce que «tout le monde en parle» de certaines fortunes pyramidales sur lesquelles siègent nombre d'émirs québécois? A-t-on mémoire de grandes-gueules médiatiques qui ont risqué la moindre incursion dans les caches où les kremlins syndicaux du Québec engrangent les paquets de billets de leurs fortunes et tous les tas des biais de leurs pouvoirs?

Même si je ne partage aucunement les ambitions séparatistes de Madame Marois, je sympathise avec celle que les médias emmerdeurs cherchent à traîner derrière les portes closes et doublement barrées des chiottes de leurs pouvoirs ...

Gerry Pagé
Ville de Québec

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