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Les médiacres ont le pourvoir de tout dire et de tout faire...
« ...il existe un lien clair entre le divertissement de masse et le management du ressentiment de type fasciste.» (Peter Sloterdijk).
Cela semble-t-il si étonnant ce genre d'affaire? Le journaliste de nos jours n'analyse pas, il fournit, comme le boulanger son pain, de l'événement. Nous assistons bien dans tous les médias même les plus « intelligents » à une course au sensationnel. À Montréal, une bonne part des journalistes ne sont tout simplement pas à la hauteur de leur job. Ils n'ont pas les connaissances suffisantes pour un recul salutaire à une analyse digne du journalisme d'information. La difficulté est qu'ils se cachent tous derrière la sacro-sainte notion d'authenticité et d vérité. Ils n'en ont rien à faire et cela porte préjudice à tout le monde. Il est facile de voir comment ils écrivent et manient les concepts qu'ils ne connaissent pas. J'ai vu, lu, entendu des journalistes avec lesquels j'ai travaillé citer des auteurs nécessitant des années de travail alors qu'ils ne les avaient jamais lus. Lorsque vous avez un minimum de culture et de connaissances, vous voyez très vite le misérabilisme des médiacres pointer le bout du nez. Qu'importe puisque les lecteurs n'en savent pas plus. Ceux qui en savent plus, ragent de tant de mensonges et d'irresponsabilité. Alors, un jour quelqu'un le signale, c'est fait, merci Rima Elkouri ...
