Vos réactions
Excellente initiative de Mme Elkouri
Force est de constater que souvent, les médias forgent l'événement.
Force est de constater que les médias sont composés d'une proportion démesurée d'opinions au détriment de l'information pure.
Les faits sont relégués en arrière-plan et les discours à l'avant-plan.
Les mots dominent sur les faits.
On ne va plus sur les lieux, on ne rapporte plus les gestes, on délaisse souvent la réalité.
On préfère la conférence de presse. Nous avons du journalisme de conférence de presse et nous avons du journalisme de sensation.
Il y a l'art de débusquer le con qui fera réagir. Il y a l'art de trouver la niaiserie qui occupera les radiopoubelles pendant des jours.
Il est grand temps que les journalistes retournent vers la réalité et laisse dire les orateurs, les pseudo analystes, les pseudo-experts, les grands professeurs universitaires. Tous ceux-ci nous exposent leurs opinions en la déguisant comme étant la vérité, la réalité.
Autre problème des médias, c'est qu'ils sèment la confusion. Les journalistes ont perdu l'idée du focus, ils tirent tous azimuts. Ils semblent devenus incapables de cerner un sujet.
Les accommodements raisonnables en sont un bel exemple. On y inclut l'immigration, le débat sur la laïcité, la vie en société, les lois électorales, les rapports homme femme. Bien sûr que toutes ces facettes sont des sujets satellites des accommodements, mais le débat serait plus efficace si on l'envisageait point par point, parce que c'est en fait plusieurs débats et non un débat cacophonique unique.
Les journalistes ne jouent plus leur rôle d'amener une information pure pour alimenter la réflexion. On nous sert de l'opinion pleine page, sans nous offrir des bases solides pour appuyer la réflexion.
Le Canada en Afghanistan est un autre exemple. La nouvelle ressemble souvent plus à de la propagande qu'à de l'information. Il faut toujours se rappeler qu'en temps de guerre la première victime est justement, l'information.
Mme Elkouri a soulevé un excellent point. Les journalistes doivent prendre conscience de leur "mission", de leur pouvoir et de leurs lacunes.
Serge Charbonneau
Québec
