L'État prend en main la gestion de la station du mont Orford

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La Presse canadienne
Édition du vendredi 28 septembre 2007

Mots clés : Jean Charest, station de ski, mont Orford, Déficit budgétaire, Gouvernement, Québec (province)

Québec -- Le projet de mise en vente s'étant soldé par un fiasco sur toute la ligne, le gouvernement Charest revient à la case départ et reprend en charge les opérations déficitaires de la station de ski du mont Orford.

«C'est une très bonne nouvelle pour la région d'Orford et de Magog», a répété à plusieurs reprises, hier, la ministre du Développement durable et de l'Environnement, Line Beauchamp, alors qu'elle annonçait à Québec la cassation du bail du promoteur Mont Orford inc. au coût de 10,1 millions de dollars provenant des poches des contribuables.

En échange, les opérations du centre de ski et du golf passent dès maintenant sous la férule d'une société d'État, la Société des établissements de plein air du Québec.

L'État, par l'entremise de la SEPAQ, sera l'opérateur de la station jusqu'en 2009, le temps que la région parvienne à adopter un plan de relance des installations. Si aucun projet n'est mis de l'avant d'ici juin 2009, le gouvernement «devra se résoudre à fermer la station de ski et le terrain de golf», a prévenu la ministre.

Reste que la cassation du bail du promoteur André L'Espérance ne met pas un terme à l'interminable saga du mont Orford. Au total, l'ancien gestionnaire exige 20 millions de dollars du gouvernement Charest en dommages, remboursement d'actif et pour les pertes encourues au cours des trois dernières années.

«Mont Orford inc. a des prétentions quant aux dommages et intérêts et nous, nous avons des prétentions quant aux défauts de Mont Orford inc. par rapport à son bail. Ces deux éléments-là vont se discuter devant un arbitre et devant un juge», a précisé Mme Beauchamp.

Après avoir clamé incessamment sur toutes les tribunes que la gestion d'un centre de ski ne relevait pas de l'État, le gouvernement Charest se retrouve à nouveau à la barre d'une station récréotouristique en difficulté financière année après année.

Bien sûr, la nouvelle réjouit le maire d'Orford, Marc Poulin, qui reprochait à l'ancien gestionnaire de «tenir en otage» la population régionale.

«Notre région était prise en otage -- je veux bien peser mes mots -- depuis deux ans par un gestionnaire. [...] Par exemple, le mont Orford était complètement fermé l'été et pour la saison des couleurs, il n'y avait aucun accès au stationnement, aucune chaise qui marchait pour permettre aux gens d'aller sur la montagne», a-t-il expliqué.


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