Surplus-surprise de 13,763 milliards à Ottawa

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Alec Castonguay
Édition du vendredi 28 septembre 2007

Mots clés : excédents budgétaires, Stephen Harper, surplus, Budget, Gouvernement, Canada (Pays)

Ottawa -- L'ère des surplus budgétaires-surprises n'est pas terminée, même si Stephen Harper avait promis d'y mettre fin en arrivant au pouvoir. Hier, le gouvernement fédéral a annoncé un plantureux coussin de 13,763 milliards de dollars pour l'année financière 2006-07 qui a pris fin le 31 mars dernier, en hausse de cinq milliards sur les prévisions du gouvernement en mars dernier. Cette somme va entièrement au remboursement de la dette. Il s'agit du deuxième plus important surplus depuis qu'Ottawa engrange des excédents budgétaires, au milieu des années 1990.

Par ailleurs, les intérêts sur la dette qu'Ottawa va épargner chaque année grâce au remboursement de 13,8 milliards seront retournés en baisses d'impôt, comme une nouvelle loi le prescrit. Il s'agit d'un montant de 725 millions, soit l'équivalent de 30 $ à 40 $ par contribuable. Par contre, puisque le fédéral anticipait déjà un surplus de 9,2 milliards en mars dernier, des baisses d'impôt de 465 millions (sur les 725) ont déjà été annoncées dans le dernier budget. Restent donc 260 millions de plus à être distribués, ce qui équivaut aux intérêts du surplus imprévu, soit cinq milliards.

Raté son coup

L'an dernier à pareille date, le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, soutenait pourtant que la fin des plantureux excédents était arrivée. «C'est probablement le dernier surplus de cette ampleur», disait-il en pointant sur un tableau le chiffre de 13,2 milliards pour l'année 2005-06. Puis il ajoutait: «il n'y aura pas de telle surprise l'an prochain».

Le ministre a visiblement raté son coup, puisque l'excédent atteint cinq milliards de plus que prévu lors du budget présenté en mars dernier. Malgré la baisse de 1 % de la TPS en juillet 2006, Ottawa a pu afficher son deuxième meilleur excédent de la dernière décennie, derrière les 20,1 milliards de 2000-01. La dette fédérale est maintenant de 467,3 milliards, ce qui ramène le ratio dette-PIB à 32,3 %. À son sommet de 1996-97, la dette était de 562,9 milliards.

Le ministre Flaherty et le premier ministre Harper ont expliqué hier à Toronto que la croissance de l'impôt des particuliers (6,5 %) et de l'impôt des entreprises (19 %) expliquait ces bons résultats. Le gouvernement a aussi dépensé 700 millions de moins que prévu. «Malgré les défis économiques que nous connaissons, l'économie canadienne a connu une autre année forte, a dit Stephen Harper. On ne peut toutefois pas être complaisant à propos de la santé de notre économie. Des secteurs de notre économie comme les secteurs manufacturier et forestier connaissent des temps difficiles.»

Cette phrase a fait bondir le député bloquiste Paul Crête. «C'est effrayant d'annoncer 14 milliards de surplus et de reconnaître que des secteurs entiers de notre économie sont à la dérive. Harper n'a rien fait depuis un an pour aider les manufacturiers et les entreprises forestières», a-t-il dit, ajoutant que les conservateurs «cachent les surplus pour éviter les débats publics, comme les libéraux le faisaient». «Ce gouvernement est comme un chef de famille qui serait obsédé par son hypothèque alors que sa famille crève de faim», a lancé Paul Crête.


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Bon, bon, bon... - par Richard Dupuis (le_numero_3@videotron.ca)
Le vendredi 28 septembre 2007 21:00

C'est le mensonge qui tue nos politiciens - par Donald Bordeleau
Le vendredi 28 septembre 2007 08:00

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