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La monster home aux 964 et quelques fenêtres

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François Caron
Envoyé Le mercredi 26 septembre 2007 16:00



La monster home aux 964 et quelques fenêtres

Oui, je sais, cette campagne de salissage ne peut que provenir des Orangistes néo-Rhodésiens de L'Ontario-Annex (pardon, le West-Island).

Oui, je sais, si Madame est attaquée durement par nos ennemis de toujours mais néanmoins compatriotes circonstanciels, c'est qu'elle est perçue comme une menace directe, précise et prochaine à leur petit confort et leurs petites certitudes de gens qui se croient les rois du monde et les possesseurs tranquilles de la vérité anglo-saxonne quand ils ont à peine le contrôle de leurs sphincters comme emprise sur leur environnement immédiat, mais encore...

La petite saynète de la petite-maison-dans-la-prairie lui a pété dans la face, à la Madame, car on ne peut prôner impunément la modestie pour le peuple dans un idéal d'élévation de celui-çi par-delà la misère identitaire et les difficultés économiques et se cacher dans le fin fond de l'île-Bizard (dans ce West-Island où presque personne parlant français ne s'y aventure) pour y vivre ses rêves de grandeur personnelle qui n'a aucune commune mesure avec ceux du cochon de payant qui aspire à ses 10 000 pieds carrés de verdure entourant son bungalow huit-pièces (au mieux), quand ses rêves ne sont pas ceux d'une élite instruite et éclairée qui n'aspire pas au bonheur en mesurant les tonnes de pierres coûteuses qui parent la monster home, mais bien en vivant dans une société plus juste, plus égalitaire, plus en phase avec la nature et son environnement et où la qualité de vie est élevée en vertu cardinale à atteindre à tout prix pour le bien commun de tout le monde, sans exception.

Vous dire comment je suis déçu, c'est pas possible, mais je n'ai pas les mêmes besoins que Monsieur-et-Madame-Marois qui démontrent que leur idéal de vie spoliateur de ressources se rapproche bien plus de celui de leurs adversaires libârals et conservatives et s'éloigne dangereusement de celui plus frugal du peuple qu'il aspire à diriger.

Ce qui est le plus décevant c'est de m'être identifié jusqu'à maintenant à cette personne et à son discours, mais elle représente maintenant tout ce que j'abhorre, ne serait-ce que cette richesse ostentatoire incompatible avec les aspirations du peuple et pour lequel on nous ressortira le discours paternaliste du mérite.

Comprenons-nous bien, je ne crois pas qu'il y ait eu malfaçon dans tout ça, mais ces reportages visuels où une image vaut mille mots jettent à terre l'image de cette bonne dame qui se dit proche des aspirations du peuple qu'elle prétend représenter.

Les Anglais n'avaient pas besoin d'une Marie-Antoinette (et nous non plus), ils ont déjà eu leur roi George dans le temps de Cromwell.

Déçu, je vous dis, j'en manque de mots...

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