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Vous prenez-vous pour le Très Haut?

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Gerry Pagé
Envoyé Le mercredi 26 septembre 2007 11:00



Du sommet de quelle chaire vous permettez vous, Monsieur Média, de sermonner à peu près tout le monde? D'accord, informez-nous des découvertes que vous permettent de faire un certain droit d'accès à l'information. Par contre, votre aisance à jouer dans les plates-bandes de la désinformation ou du sensationnalisme, me déconcerte. À lire nombre des éditoriaux qui alimentent l'émergence du strip-tease médiatique, le plus ordinaire de vos lecteurs a compris que Mario Dumont n'a surtout pas inventé les boutons de la démagogie, ce dont vous l'entachez de façon si gratuitement péremptoire.


Par ailleurs, en quoi la toilette silencieuse de la politicienne Marois donne-t-elle du poids à votre petit prône moralisateur et accusateur de ce jour, alors que les orgies du Métro de Laval et de la Gaspesia, auxquelles s'adonnait le Souverain Landry et bien d'autres opportunistes, n'ont jamais fait l'objet de vos sermonneuses envolées? Faut-il être un Bailleur de fonds ou un Commanditaire en titre de votre «usine à paperasse», pour avoir la paix? En brassant et en ressassant le contenu de la fosse à purin du quotidien The Gazette, nous faut-il comprendre que vous en aimez les odeurs et que ce type de pollution pestilentiel de l'intellect et de l'esprit, ne vous dérange surtout pas? En quoi les propriétés des Mulroney, Trudeau, Parizeau, Landry, Démarrais, Marois-Blanchet, celles du Vatican, des Soeurs Grises ou des Mormons vous dérangent-elles, si ce n'est que d'isoler des individus, d'en faire des Tzars ou des cibles de vos canonnades et de provoquer ou de relancer la haine du «pauvre peuple» à leur égard?

Russie, 1917, ça ne vous rappelle donc rien? Pourquoi tardez-vous à comprendre que la très grande majorité des Québécois en ont rien à scier de votre bois mort? Je ne vois concrètement rien dans vos rafales d'aujourd'hui, absolument rien qui puisse justifier que vous preniez tous ces gens de si haut et que vous les entassiez si grotesquement au fond du panier de vos salades quotidiennes. Il vous arrive souvent de tenir des propos et de les écrire, par surcroît, dignes des graffitis de toilettes, dignes des journaux à potins et des carnets à crottins qui font saliver les Michel Girouard et font écumer les Patrick Lagacé, Richard Martineau et autres voyeurs sensationnalistes et fervents adeptes de l'exhibitionnisme médiatique.

Gerry Pagé
Ville de Québec

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