Goldbloom plaide en faveur des professionnels qui immigrent

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La Presse canadienne
Édition du mercredi 26 septembre 2007

Mots clés : Victor Goldbloom, Congrès juif canadien, Immigration, Québec (province)

Victor Goldbloom

Photo: Jacques Nadeau

Québec -- Le Québec est indûment sévère quand il s'agit d'accepter que des professionnels immigrants viennent exercer sur son territoire, déplore le président du Congrès juif canadien, l'ancien ministre Victor Goldbloom.

M. Goldbloom a rapporté hier, devant la commission parlementaire qui étudie la planification de l'immigration au Québec, le cas de deux immigrants. L'un est architecte depuis 20 ans dans son pays d'origine et l'Ordre professionnel des architectes du Québec lui a demandé quatre années d'études additionnelles avant d'être reconnu ici.

Dans un autre cas, c'est un médecin chirurgien qui a fait 1000 remplacements de hanche dans son pays d'origine et qui a été obligé de faire deux années d'études supplémentaires avant d'être accepté comme chirurgien au Québec.

«C'est un problème que vous connaissez fort bien, qui est la reconnaissance des diplômes, des compétences acquises dans d'autres pays. Il y a eu un peu de progrès dans ce dossier, et ce progrès a été surtout une meilleure information sur les exigences. Je trouve que nous sommes sévères, indûment sévères en cela», a dit M. Goldbloom.

Cette situation est d'autant plus grave que de nombreux Québécois sont à la recherche de médecins de famille, a noté M. Goldbloom.

Il reconnaît qu'il faut soumettre les immigrants professionnels à un examen de contrôle. Mais quand vient le temps d'exiger qu'ils suivent une formation additionnelle, il n'y a souvent même pas d'endroit où la suivre.

«Je me sens gêné lorsque je suis dans un autre pays et que je rencontre des gens potentiellement intéressés à immigrer chez nous. Je suis gêné de dire à un médecin de venir chez nous, parce que je ne peux, en toute honnêteté, lui dire que son parcours sera facile», a soutenu M. Goldbloom.

La solution à ce problème réside dans le mentorat, croit-il. Il faudrait que les professionnels immigrants puissent être supervisés pendant un certain temps par un mentor qui pourrait apprécier la qualité de leur travail.

M. Goldbloom a aussi mis en relief le problème causé aux immigrants par la réglementation québécoise qui exige un délai de trois mois avant qu'ils puissent être admissibles au programme d'assurance maladie.

Il a plaidé pour que deux catégories particulières soient admises immédiatement au régime, sans le délai de trois mois requis pour les autres: les enfants et les femmes enceintes.

Dans le cas des enfants, ils peuvent être en parfaite santé au moment de quitter leur pays natal, mais arriver ici et, une semaine plus tard, avoir une otite, et donc avoir besoin de soins médicaux.

Pour les femmes enceintes, les soins prénataux sont absolument essentiels.

«Il me semble injuste de ne pas permettre que ces personnes bénéficient des services de santé», a conclu M. Goldbloom, qui est lui-même médecin.


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