L'éducation universitaire réduira l'écart salarial entre hommes et femmes

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La Presse canadienne
Édition du mercredi 26 septembre 2007

Mots clés : Salaire, Université, Canada (Pays), Québec (province)

Des étudiants en sciences à l'UQAM. Le nombre de femmes diplômées ne cesse de grimper au fil des ans. En 2004, par exemple, elles détenaient 62 % des baccalauréats attribués.

Photo: Jacques Grenier

Toronto -- L'écart salarial entre les hommes et les femmes s'amenuisera au cours des 30 prochaines années, notamment parce que les femmes sont plus nombreuses que les hommes à s'inscrire à l'université, indique une étude de la Banque TD.

Les femmes sont aussi plus nombreuses à occuper des postes orientés vers les services, ont noté les auteurs du rapport, Don Drummond et Beata Caranci.

«Ces deux facteurs auront des répercussions économiques positives; compte tenu de la mondialisation et du vieillissement de la population, la croissance économique du pays continuera de dépendre de services hautement spécialisés», ont affirmé les auteurs.

Ces changements finiront par éliminer les 5 à 15 % de l'écart salarial qui ne sont pas attribuables aux facteurs tels que le nombre d'heures travaillées, la productivité ou le choix professionnel, prévoit le rapport.

Les auteurs s'attendent aussi à ce que les employeurs fassent de plus en plus appel aux femmes pour combler la pénurie de main-d'oeuvre qualifiée.

Selon l'étude, les femmes ont déjà réalisé des progrès au chapitre du salaire depuis les années 1980. En 2005, par exemple, elles étaient trois fois plus nombreuses à gagner un salaire supérieur à celui de leur conjoint, 1,3 million de femmes assurant principalement le soutien de leur famille parmi 4,6 millions de couples. Dans 28 % des familles canadiennes, la rémunération des femmes dépassait alors celle des hommes.

Selon le rapport de Services économiques TD, l'éducation serait le facteur le plus déterminant de la plus grande participation des femmes au marché du travail. Le nombre de femmes diplômées ne cesse de grimper au fil des ans. En 2004, par exemple, elles détenaient 62 % des baccalauréats attribués.

«Or le progrès demeure lent dans des disciplines comme les mathématiques et les sciences appliquées ce qui, selon certaines études, constitue l'un des facteurs empêchant les femmes d'accéder à plusieurs postes rémunérateurs», fait valoir l'étude.

En outre, le rapport de la TD cite une autre étude selon laquelle les Canadiennes occupent moins de 10 % des postes de cadres opérationnels qui ont une incidence sur les résultats d'exploitation, ces mêmes postes qui habituellement servent de tremplin vers des postes de cadres supérieurs.

De même, les conseils d'administration canadiens ne compteraient que 12 % de femmes.


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