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Entre homme et femme : l'accommodement est musulman ?

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Denis Beaulé
Envoyé Le dimanche 14 octobre 2007 11:00



« Si une femme craint de son mari désaffection, éloignement,
point de faute pour ni l'un ni l'autre à s'entendre tous deux
sur un accommodement, car mieux vaut l'accommodement »
(Le Coran : IV, 128)

Sachant à quel point ce qui «enflamme» ou presque le débat présentement, ce semble être justement au premier chef cette question du rapport de la musulmane à l'homme ainsi qu'à la québécité, ne fait-il pas bon de voir que, fondamentalement, l'islam même suggérait ou prescrivait à l'origine des «accommodements raisonnables» (négociés à l'amiable) entre conjoints, plutôt que domination unilatérale? Sans compter que par ailleurs le même Coran stipule de manière plus générale : «Pas de contrainte en religion». Oui, bien sûr, cela n'aurait pas toujours été et ne serait pas toujours 'appliqué' ; comme ne sont pas davantage toujours 'appliqués' les (meilleurs) préceptes chrétiens ; non plus que maintes de nos lois mêmes... Cependant, on voit qu'il y a là qqch pouvant 'servir'. Tout le monde. Et voilà donc par où il appert, enfin, que loin d'être «effrayante» ou non de mise, une interpénétration judicieuse (modérée et nuancée) du politique et du religieux devrait pouvoir s'avérer on ne peut plus saine et féconde. Attendu que, "any way", bien souvent la religion c'est de la «grosse politique» (quand ce n'est pas de la «petite» politique), et qu'inversement, qu'on le veuille ou non, que ça plaise ou non, le politique présente en retour nombre de 'caractères' 'religieux'.

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