Vos réactions

Du droit à la liberté

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Commenter cet article Fil RSS Droits de reproduction

Denis Beaulé
Envoyé Le samedi 13 octobre 2007 11:00



L'opposition de politique et religion est aussi futile et factice que celle du droit à la liberté. On aura beau faire ou dire, ce qu'il y a de religieux, d'irréligieux ou d'antireligieux en soi, individuellement ou collectivement, influe sur ce que l'on pense et, donc, sur ce que l'on fait. Au parlement comme au lit, à l'école comme au bureau ou sur la route. Et la liberté (en) est un droit. Comme l'illustre on ne peut mieux le libellé de la Charte internationale des droits de l'homme, stipulant que toute personne «a droit à la liberté de» pensée, de conscience, de religion, d'opinion, d'expression, de réunion et d'association (pour ne nommer qu'elles).

Par ailleurs, loin de se voir compromise par la liberté de conscience ou d'expression, l'égalité hommes/femmes s'en voit réalisée et promue. Lorsque toute femme, individuellement et librement, peut s'«afficher» en la manière avec laquelle elle se sent le plus à l'aise et cohérente, authentique et en harmonie, en son âme et conscience. Loin de tout moule préfabriqué. Qu'il provienne de traditions, de religions, d'institutions, de mouvements ou de l'État même.

À cet égard, donc, comme au niveau politique en général, le Québec ne devrait pas appréhender de proposer, de laisser ou faire croître un modèle, des modes d'être différents. Plutôt que «manoeuvrer» dans le sens de l'indifférenciation. Entre (groupes de) femmes, par exemple. De même qu'au chapitre de la question nationale, s'il est vrai que toute nation capable d'investir la souveraineté le fait, ne serait-ce pas alors innover originalement que de faire autrement que ce que «tout le monde fait»?

Haut de la page

Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com