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Les chartes demeurent pertinentes
il est facile de constater que la grande majorité des intervenants en ont conrre les accomodements. Or, ces accomodements découlent directement de l'application des chartes des droits. Par exemple, la charte protège la liberté de religion. Lorsque ce droit entre en conflit avec ceux de la majorité, les juges ont parfois imposé des accomodements. À mon sens, il n'y a pas moyen de faire autrement.Si j'ai tort, qu'on le démontre: comment concilier les droits des minorités et ceux de la majorité? Actuellement, c'est un tribunal administratif composé d'experts qui décide. Les décisions de ce tribunal peuvent être contestés par plusieurs instances supérieures.
Il est bien vrai cependant que des minorités réclament des droits qui n'ont pas été reconnus, et que souvent on hésite à s'y opposer à cause des coûts et des complications que cela entraîne. Parce qu'il y a des demandes d'accomodements déraisonnables, ou des pratiques déraisonnables, comme celles des hasidiques des Laurentides, doit-on rejeter celles qui sont raisonnables, selon les juges nommés par la majorité?
Je crois que beaucoup d'intervention ne contribuent pas aux débats, et que les commissaires devraient enlever le droit de parole à ceux qui s'en servent pour cracher leur intolérance, voire leur mépris.
Pierre Martin
