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La tolérance a bien meilleur goût en autant que tout le monde veulent bien mettre un peu d'eau dans son vin.

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Jacques Morissette (jmoris7@gmail.com)
Envoyé Le mardi 25 septembre 2007 11:00



La nation canadienne-française ne se conçoit pas comme homogène au Québec. Mais, la nation canadienne-française au Québec ne cherche pas à imposer ni sa ou ses religions, ni sa culture aux autres communautés établies au Québec. D'où son refus, en terme de statistiques et en admettant qu'elles sont représentatives de la réalité québécoise, des accommodements raisonnables. Par contre, la nation canadienne-française ne veut pas non plus se faire imposer ni la religion, ni la culture des autres communautés établis au Québec.

D'autant plus que ce qui ressort de tout ça, c'est que, semble-t-il, ce sont des "minorités" des autres communautés établis au Québec qui "donnent l'impression" de chercher à nous imposer sa religion ou sa culture en faisant l'étalage de leurs croyances et/ou de leurs principes à la vue des autres. La nation canadienne-française n'a fort probablement rien contre les croyances et les principes des autres communautés établies au Québec, en autant que ces dernières ne cherchent pas à leurs imposer quoi que ce soit de ce point de vue.

Pour moi, accepter les accommodements raisonnables au nom de la tolérance envers les autres communautés québécoises, en principe, ce serait idéalement la bonne attitude à adopter. Mais, ce serait comme d'ouvrir une boite de Pandore. Surtout, quand on sait que ces accommodements raisonnables, à ce qu'il semble, résultent de des gestes posés par des "minorités" des autres communautés établies au Québec. D'ailleurs, on entend souvent des témoignages informels de des gens des autres communautés établies au Québec qui ne demandent qu'à vivre en paix avec tout le monde. En ce sens qu'ils veulent bien vivre leurs croyances et leurs religions en harmonie avec tout le monde et dans l'intimité de leur milieu et de leur foyer.

En somme, refuser les accommodements raisonnables, ce n'est pas un signe ni un gage d'intolérance. C'est plutôt le reflet que la nation canadienne-française veut vivre en paix avec toutes les autres communautés établies au Québec, pour autant que ces dernières font la même chose avec eux. Tout le monde voudrait vivre idéalement en harmonie avec tout le monde. C'est à la nation canadienne-française et à chaque communautés établies au Québec à faire sa part dans ce but. En définitive, les frontières de la tolérance commencent par l'acceptation des autres mais aussi par le refus de s'en faire imposer par les autres.

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