Crimes violents - Des groupes réclament la fin des peines concurrentes
Mots clés : Pierre-Hugues Boisvenu, criminels, Violence, Justice, Canada (Pays)
Des défenseurs des droits des victimes, dont le Québécois Pierre-Hugues Boisvenu, demandent aux politiciens fédéraux de durcir la justice au pays, notamment en abolissant les peines concurrentes pour les criminels reconnus coupables de plusieurs crimes violents.
Selon M. Boisvenu, les familles ressentent de la frustration en voyant que des condamnés sortent de prison après avoir purgé toutes leurs sentences en même temps. «Pour une famille qui a perdu une personne aimée, le plus frustrant est de savoir [...] qu'un condamné peut retrouver sa liberté plus tôt», déclarait M. Boisvenu lors d'une récente entrevue à son domicile de Sherbrooke.
M. Boisvenu demande aussi la garantie qu'un individu condamné à l'emprisonnement à vie passe au moins 25 années complètes derrière les barreaux -- ce qui n'est pas le cas actuellement.
La notion de peine d'emprisonnement à perpétuité n'existe pas au Canada, soutient-il. C'est «complètement artificiel» et cela sert de semblant de justice. L'imposition de peines consécutives pour des homicides contribuerait à assurer que les meurtriers en série demeurent en prison, dit-il.
Depuis le meurtre de sa fille, Julie Boisvenu, violée et assassinée en 2002 à l'âge de 27 ans, M. Boisvenu se consacre à l'aide aux familles des victimes de crimes violents et de personnes disparues, par l'intermédiaire d'une organisation qui regroupe les parents d'autres victimes québécoises d'assassinats.
Les propositions de M. Boisvenu recueillent des appuis à l'extérieur du Québec. Gary Rosenfeldt, dont le fils, Daryn, a été tué par Clifford Olson en 1981 et qui milite depuis près de 25 ans pour défendre les droits des victimes, affirme que son organisation appuie la démarche de M. Boisvenu.

