L'Irak devra composer avec Blackwater

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Reuters
Édition du lundi 24 septembre 2007

Mots clés : protection, société de sécurité, Blackwater, Violence, Gouvernement, États-Unis (pays), Irak (pays)

Le départ de la firme américaine pourrait créer un «vide sécuritaire»

Bagdad -- Les autorités irakiennes ne se précipiteront pas pour expulser la société de sécurité privée Blackwater, impliquée dans la mort de 11 Irakiens, en raison du «vide sécuritaire» que créerait le départ de cette firme américaine, a déclaré hier un porte-parole du gouvernement irakien.

Des employés de Blackwater ont été mêlés dimanche dernier à une fusillade dans l'ouest de la capitale qui a excédé les Irakiens et conduit le premier ministre, Nouri al-Maliki, à s'engager à suspendre les activités de cette société de sécurité.

Mais Blackwater, qui assure notamment la protection de l'ambassade des États-Unis à Bagdad, a repris ses activités cinq jours plus tard en vertu d'un accord conclu entre le gouvernement irakien et les autorités américaines pour enquêter ensemble sur les agissements des sociétés privées de sécurité présentes en Irak. «Si nous chassons ou expulsons immédiatement cette compagnie, il y aura un vide dans les opérations de protection et de sécurité qui nécessitera de retirer des soldats du théâtre des opérations pour assurer la protection de ces institutions», a dit Tahsine al-Cheikhli, porte-parole du gouvernement.

Le gouvernement Maliki a pourtant qualifié la fusillade de dimanche dernier d'«agression flagrante» et de crime. Blackwater soutient de son côté que ses agents de sécurité ont réagi «dans le respect de la loi et de manière appropriée» à une attaque visant un convoi dont ils assuraient la protection. Les employés de la firme basée en Caroline du Nord étaient de retour dans les rues de Bagdad dès vendredi.


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