Rappel de jouets: Mattel présente ses excuses à la Chine
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Photo: Agence France-Presse
Thomas Debrowski, vice-président de Mattel, a fait cette déclaration lors d'une rencontre avec le chef de l'agence chinoise de contrôle de la qualité, Li Changjiang.
«Notre réputation a été entachée dernièrement par ces rappels, a dit M. Debrowski à M. Li. Mattel assume l'entière responsabilité de ces rappels et je m'excuse personnellement à vous, au peuple chinois et à tous nos clients qui reçoivent ces jouets.»
Importance de la Chine
Ces excuses, présentées en présence des avocats de la compagnie, démontrent l'importance de la Chine pour Mattel. Le plus grand fabricant de jouets au monde est en effet présent dans le pays asiatique depuis 25 ans et y fabrique environ 65 % de ses produits.
Le président du conseil et chef de la direction de Mattel, Robert Eckert, devrait d'ailleurs se rendre prochainement en Chine. Il a dit aux législateurs américains vouloir voir les usines personnellement.
Pour la grande majorité de ces produits qui ont été rappelés, c'était le résultat d'un défaut de conception chez Mattel, et non d'un défaut de fabrication provenant de la Chine, a précisé hier M. Debrowski.
«Nous mesurons tout à fait l'ampleur des torts causés à la réputation des fabricants chinois», a-t-il déclaré.
Dans un communiqué, Mattel soutient également que les rappels ont été «trop vastes, y compris des jouets dont la peinture ne contenait peut-être pas plus de plomb que ce que permettent les normes américaines».
«Les inspections de suivi ont aussi confirmé qu'une partie des jouets rappelés répondait aux normes américaines», ajoutait le communiqué, sans donner de chiffres précis.
À trois reprises, cet été, Mattel a ordonné le rappel de plusieurs millions de jouets fabriqués en Chine, dont des accessoires de poupée Barbie, évoquant une présence trop marquée de peinture au plomb.
Plusieurs produits chinois ont été scrutés à la loupe depuis quelques mois après qu'on ait découvert qu'ils contenaient des substances potentiellement mortelles.
La Chine soutient qu'il s'agit d'une campagne visant à salir sa réputation en tant qu'exportateur. Elle accuse les médias étrangers d'utiliser la sécurité des produits comme forme de protectionnisme.

