Cyclisme - Oscar Pereiro est déclaré vainqueur du Tour de France 2006 par l'UCI
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Photo: Agence Reuters
«En vertu de nos règlements, nous allons le priver de son titre et l'attribuer à Pereiro», avait déclaré le président de l'UCI, Pat McQuaid, dès jeudi en faisant allusion à Landis. «S'il fait appel devant le TAS [Tribunal arbitral du sport], nous attendrons la décision. Mais rien ne peut nous empêcher maintenant de le priver de son titre.»
Si Landis gagne devant le TAS, il pourra éventuellement conserver son titre mais pour le moment, il l'a perdu au profit de Pereiro, avait-il encore précisé par téléphone.
Les organisateurs du Tour de France ont cependant déclaré que Pereiro ne serait pas sacré, tant qu'on ne saurait pas si Landis fait appel devant le TAS. Le coureur américain, arrivé premier de la Grande Boucle en 2006, dispose d'un mois pour interjeter appel.
«Oscar Pereiro sera le vainqueur du Tour 2006 dès que toutes les procédures d'appel seront terminées», a expliqué le directeur du Tour de France Christian Prudhomme hier à Associated Press Television News. «Nous avons un peu le même sentiment que Pereiro, qui a déclaré qu'il aurait préféré l'avoir emporté en d'autres circonstances.»
«Vous ne voulez jamais gagner une compétition de cette façon, avait précisé jeudi le coureur espagnol. Mais après un an et demi de tout ça, je suis simplement heureux que ce soit fini.»
Les arbitres de la commission de l'agence américaine antidopage ont confirmé les résultats du contrôle effectué sur le Tour 2006 qui avaient démontré que Landis avait fait usage de testostérone synthétique lors de son succès sur les routes de l'Hexagone.
La décision de l'autorité américaine, prononcée quatre mois après l'audition de Landis aux États-Unis, est susceptible d'appel devant le TAS. Âgé de 31 ans, Landis, qui a nié à plusieurs reprises s'être dopé, est soumis à une suspension de deux ans, rétroactive au 30 janvier 2007.
La réunion à haut niveau sur le dopage dans le cyclisme, qui se tiendra à Paris les 22 et 23 octobre, est «essentielle pour nous», a précisé hier Christian Prudhomme. Ce qui est crucial sera le fait de dire «devant tout le monde, avec les autorités en France, avec l'Agence mondiale antidopage, avec l'UCI, avec les organisateurs, avec les cyclistes, avec tous les principaux acteurs du monde du cyclisme, que se doper n'est plus possible».

