Sous la douce lumière des lanternes

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Jean-Claude Vigor
Édition du samedi 22 et du dimanche 23 septembre 2007

Mots clés : jardin, Jardin botanique, lanternes, Montréal, Québec (province)

Petite promenade sous les lanternes au jardin de Chine du Jardin botanique de Montréal. Sous la thématique «Entre ciel et terre», petits et grands sont invités à découvrir des légendes traditionnelles chinoises.

Pour une quinzième année, le jardin de Chine du Jardin botanique de Montréal s'illumine en soirée de mille et une splendeurs dans le cadre de son activité automnale la Magie des lanternes. Sous la thématique «Entre ciel et terre», petits et grands sont invités à découvrir des légendes traditionnelles chinoises. Les visiteurs peuvent ainsi explorer un monde fantastique de lanternes de soie colorées mettant en vedette d'éblouissants personnages.

«Entre ciel et terre» met en scène deux légendes qui témoignent du désir d'harmonie entre deux pôles, entre deux mondes. La première légende raconte la passion amoureuse entre Yunü, la fille du roi d'un univers céleste, et Hai Peng, un jeune pêcheur bien humble et bien humain. Cette légende est illustrée par des lanternes aux fabuleuses formes d'animaux marins et de personnages mythiques.

La seconde légende redonne vie à deux des personnages les plus connus du répertoire légendaire chinois, la belle Chang E, qui, après avoir avalé par mégarde un élixir d'immortalité, s'envole vers la Lune sous les yeux horrifiés de son mari, l'archer Yi. De grandes lanternes méticuleusement détaillées représentent Yi sur son cheval en mouvement et Chang E éplorée qui s'envole vers la Lune sans espoir de retour.

En Chine, l'utilisation des lanternes pour égayer et illuminer les fêtes remonte à la dynastie des Han (207 avant J.-C. - 220 après J.-C.). Il s'agit donc d'une tradition plus que millénaire qui a donné lieu à la création de lanternes étincelantes aux formes très variées.

La Magie des lanternes

Du 7 septembre au 31 octobre 2007

Ouvert jusqu'à 21h tous les jours au jardin de Chine

Jardin botanique de Montréal

4101, rue Sherbrooke Est

Montréal

Métro Pie-IX

tél: (514) 872-1400

***

Vous aimeriez que je traite d'un sujet en particulier? Vous désirez que je réponde à votre question? Vous acceptez que le jardinier prenne son temps? Écrivez-moi!

jeanclaudevigor@videotron.ca

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Septembre, le mois des champignons

Attention: si vous voulez consommer des champignons sauvages, la prudence s'impose. Heureusement, les champignons ne sont pas tous aussi difficiles à reconnaître et, pour aider à s'y retrouver, le Cercle des mycologues de Montréal organise plusieurs activités destinées aux débutants. Un cours d'initiation à l'étude des champignons est offert à partir du 25 septembre. Ce cours est offert le mardi ou le jeudi pendant quatre semaines. Le coût est de 90 $ et comprend les notes de cours. Rappelons que du lundi au samedi, de 9h à 12h et de 13h à 17h, jusqu'au

31 octobre, il est possible de laisser ses champignons au comptoir des renseignements horticoles du Jardin botanique pour les faire identifier. Il suffit d'apporter les spécimens frais, entiers et en bon état, en prenant soin de les placer dans des sacs en papier indiquant clairement votre nom et votre numéro de téléphone.

Cercle des mycologues de Montréal

tél: 514 872-7239

www.mycomontreal.qc.ca

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L'hivernage des cannas

Lorsque les feuilles des cannas seront noircies par le premier fort coup de gel, ce sera le temps de les arracher et de les rentrer. Entreposez-les dans un endroit protégé du gel mais pas trop chaud, soit jusqu'à ce que la terre soit sèche. Les tiges seront rabattues à 15 cm, puis il faudra les retourner. Placez la tige en bas et racines en l'air. Cette bizarre façon de faire permet de vider l'eau contenue dans les tiges creuses. Les plantes peuvent ensuite être nettoyées des restes de terre (n'utilisez pas d'eau), placées dans des sacs en papier brun remplis de tourbe de mousse ou de sciure de bois, puis entreposées dans un endroit frais et humide mais protégé du gel (cave ou garage, par exemple). Toutefois, les rhizomes ne doivent pas être exposés à une température inférieure à 5 °C (9 °C étant convenable).

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Coup de coeur pour l'Hibiscus moscheutos «Fantasia»

L'aire de répartition canadienne de l'Hibiscus moscheutos se limite au sud de l'Ontario. La qualité de l'habitat semble se détériorer dans la majorité des sites naturels à cause, entre autres, de la concurrence due à la prolifération de la graminée exotique Phragmites australis (roseau commun) et de la quenouille.

Cette espèce a reçu la classification «critically imperiled» au Wisconsin et la classification «vulnerable» au Michigan. Au Canada, sa classification nationale est «vulnérable».

Les principaux marais riverains qui abritent cet hibiscus en Ontario sont assez bien protégés.

Au Québec, c'est dans nos jardins qu'on retrouve cet Hibiscus moscheutos, bien différent de l'Hibiscus rosa sinensis (rose de Chine), trop frileux pour hiverner sous un tas de terre. Comme le genre hibiscus est très varié (on retrouve des espèces annuelles, vivaces, asiatiques ou américaines), il y a souvent confusion. Même nous, au Québec, avons un hibiscus, nommé Hibiscus trionum, mais comme c'est une «mauvaise herbe» annuelle qu'on retrouve dans nos champs, on ne s'en vante pas trop! Notons que la variété «Simply Love» est quand même assez jolie. Si vous aimez faire vos propres semis, vous pouvez vous procurer des semences chez Veseys (www.veseys.com), casier postal 9000, Charlottetown, Île-du-Prince-Édouard, C1A 8K6, Tél: 1 902 368-7333.

Depuis le début du XXe siècle, on a hybridé avec succès l'Hibiscus moscheutos avec des sujets issus des espèces H. coccineus, H. lævis et H. grandiflorus pour obtenir plusieurs hybrides F1 très répandus, notamment la «Southern Belle» et la «Dixie Belle», que vous avez probablement déjà vue, voire essayée. Pour le printemps prochain, je vous invite à vous procurer ce superbe hybride, l'Hibiscus moscheutos «Fantasia», vendu en pot de deux gallons et qui devrait coûter une vingtaine de dollars. Mais attention: cette plante réussit seulement aux jardiniers très patients, car elle est lente à démarrer au printemps. Certains s'impatientent et la tiennent pour morte. Si le croque-mort croquait l'orteil du défunt pour vérifier son décès, le jardinier, lui, doit gratter la base de la tige. Si c'est vert sous l'écorce, c'est vivant!

Comme il s'agit d'une plante de jours longs (de 15 à 16 heures de lumière par jour), elle fleurira très tard en août et en septembre.... Mais quelle récompense! Quelle beauté!

À la suite du premier gel, rabattez la plante à 40 cm du sol, puis recouvrez la touffe de 30 centimètres de terre, comme nous le faisons pour les rosiers non rustiques. Certains utilisent un cône en polystyrène. Il faut se rappeler que l'Hibiscus moscheutos est une plante de zone 5, voire 6, mais si cette vivace herbacée est plantée dans une rocaille riche et bien drainée, si elle ne manque ni d'eau ni d'éléments nutritifs pour se développer, vous ne devriez pas la perdre si vous êtes en zone 5.

Autres superbes hybrides: «Fireball», «Kopper King», «Pink Clouds», «Plum Crazy» et «Old Yella».

Attention: vous ne devez pas la confondre avec l'Hibiscus syriacus «Blue Bird» ou «Woodbridge», parce que là, c'est encore une autre histoire!

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La semaine du jardinier

- Samedi 22 septembre, Saint-Maurice. Si vous avez un Hibiscus acetosella «Red Leaf» ou «Red Shield» dans votre jardin et que vous désirez le rentrer afin de le conserver, sachez qu'il a besoin d'une grande fenêtre plein sud pour hiverner. Probablement qu'il ne fleurira pas, par manque d'intensité d'éclairement. Par contre, vous pouvez faire des boutures ou plus simplement, cet hiver, acheter des semences chez Veseys (www.veseys.com). Environ 15 $ le paquet de 100 graines, à semer en février.

- Dimanche 23 septembre, Saint-Constant. L'équinoxe est la période de l'année où le jour a une durée égale à celle de la nuit, d'un cercle polaire à l'autre. D'un point de vue étymologique, le mot «équinoxe» vient du latin æquinoctium, d'æquus, «égal», et nox, noctis, «nuit». Dans le calendrier républicain, ne serions-nous pas le 1er vendémiaire? Jour du raisin? Premier jour de l'année républicaine?

- Lundi 24 septembre, Saint-Thècle. Il n'y a pas si longtemps, les feuilles se gavaient de sève brute, la transformant en sève nourricière qui redescendait vers les racines... Mais nous passons aujourd'hui par cet équinoxe d'automne (douze heures de clarté) et filons vers le solstice d'hiver, où huit maigres heures de clarté nous attendent. Cette période d'aoûtement des végétaux est cruciale puisqu'elle déterminera les réserves alimentaires qui seront disponibles pour qu'elles survivent à l'hiver.

- Mardi 25 septembre, Saint-Hermann. «La lampe tu dois prendre.» Puisque la période de clarté n'est maintenant que de 12 heures par jour, il convient de prolonger la journée en éclairant pendant quatre heures supplémentaires (après le coucher du soleil) les plantes d'intérieur de jours longs (soit 16 heures de lumière) afin de les voir fleurir.

- Mercredi 26 septembre, Saint-Côme et Saint-Damien. Attendez un petit coup de gel avant de rentrer les callas (Zantedeschia æthiopica). En pots ou en racines avec de la terre dans un sac de papier brun, ils doivent passer l'hiver dans une pièce ou une cave à environ 10 °C. Comme ils sont originaires d'Afrique, ils craignent les périodes froides. Divisez les rhizomes au printemps avant la remise en végétation.

- Jeudi 27 septembre, Saint-Vincent-de-Paul. Oui, les choux décoratifs sont comestibles, mais les feuilles sont coriaces et amères. Il y a deux ans, j'avais bordé mon potager d'une bonne cinquantaine de choux palmiers «Noir de Toscane», c'était superbe. Quelques papillons blancs, des piérides du chou, sont bien venus voir et goûter ces choux étranges à l'allure tropicale. Je pense qu'eux non plus ne les ont pas aimés!

- Vendredi 28 septembre, Saint-Venceslas. «Année de hannetons annonce blé et vin à foison.» Comme mes colchiques, pourtant fidèles au rendez-vous depuis plus de 12 ans, ne sont pas encore sortis, je présume que ce n'est pas encore la fin de l'été... Bref, le jardinier peut rêver!


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