Geneviève Jeanson a menti pendant longtemps. Tout le monde doutait de ses affirmations au cours des dernières années de sa carrière. Ce qu'elle a fait est inacceptable mais je comprends qu'à seize ans, on se fie entièrement à son entraîneur qu'on ne veut pas décevoir. Il y aussi la famille, les amis, la presse : comment avouer son crime? Je crois qu'elle avait tout intérêt à dévoiler enfin la vérité. À mes yeux, elle n'en sort que grandie. Cela n'enlève pas le déshonneur d'avoir gagné sous l'effet d'injections de EPO mais cela lui donne le mérite d'avoir, courageusement, admis sa faute. Je lui souhaite maintenant de vivre sereinement.
Jean-Jacques Simard, Roberval