Envolée du dollar: Ottawa n'interviendra pas
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Ottawa -- Le gouvernement fédéral n'entend pas intervenir afin d'atténuer les effets de l'envolée du dollar canadien sur les entreprises manufacturières ou touristiques du pays.
À son avis, plutôt que de compter sur l'État, les entreprises canadiennes auraient tout intérêt à profiter de la vigueur du dollar pour acheter de la machinerie à la fine pointe de la technologie qui améliorerait leur productivité et leur permettrait d'être plus concurrentielles.
«La clef du succès du secteur manufacturier au Canada est l'amélioration de la productivité», a-t-il dit lors d'un point de presse au bureau du ministère des Finances à Ottawa.
Le ministre a rappelé que l'économie canadienne comptait parmi les plus fortes du monde et que le taux de chômage demeurait faible en dépit des centaines de milliers d'emplois perdus depuis 2002 chez les fabricants, concentrés au Québec et en Ontario.
Il a indiqué qu'il avait parlé hier au gouverneur de la Banque du Canada, David Dodge, et qu'il n'était pas question d'intervenir sur les marchés afin d'influencer la valeur du huard par rapport au billet vert.
«C'est une devise flottante et nous allons laisser les marchés décider s'ils ont raison ou pas. Les fluctuations d'un jour ou deux dans le marché sont le reflet de ce que les gens pensent à un moment précis», a-t-il fait valoir.
Jim Flaherty s'est néanmoins dit préoccupé par le sort de l'industrie forestière, qui dépend de la santé du secteur américain de la construction qui subit le contrecoup de la crise des prêts hypothécaires.
Il s'attend aussi à une diminution de la demande des consommateurs américains, si l'incertitude économique persistait au sud de la frontière. Cela pourrait encore affaiblir les exportateurs ainsi que les géants de l'automobile.

