Relations de travail - Ségolène Royal étudie le modèle québécois

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Édition du vendredi 21 septembre 2007

Mots clés : Conseil des services essentiels, modèle québécois, Ségolène Royal, Gouvernement, Québec (province), France (pays)

Alors que fait rage le débat sur le service minimum en France, la socialiste Ségolène Royal s'est fait expliquer le fonctionnement du Conseil des services essentiels, hier.

L'ex-candidate à l'élection présidentielle s'est opposée à la loi adoptée le mois dernier par l'Assemblée nationale française, ce qui ne l'a pas empêchée de se montrer vivement intéressée par l'organisme québécois, pourtant plus contraignant que le projet du président Nicolas Sarkozy.

«Je suis là pour réfléchir, pour voir comment on peut intelligemment équilibrer le droit de grève et les services rendus au public», a déclaré Mme Royal au cours d'un point de presse.

«Je ne crois pas que ça se fait à coups de déclarations, de provocations», a-t-elle ajouté, en faisant allusion au chef de l'État français. «Il y a un état d'esprit pour permettre cette juste conciliation.»

La loi française obligera chaque salarié des transports en commun à donner un préavis de 48 heures avant de prendre part à une grève. Elle impose aussi aux entreprises du secteur l'élaboration, avant la fin de l'année, d'un plan de «prévention des conflits», comme il en existe déjà un dans le métro parisien.

Contrairement au régime québécois, la loi française ne prévoit toutefois aucune limitation au droit de grève. On se rappellera par exemple qu'au printemps dernier, le Conseil des services essentiels avait imposé aux syndiqués de la Société de transport de Montréal le maintien du service aux heures de pointe et en fin de soirée.


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