En Afrique, les pires inondations depuis 30 ans

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AFP
Édition du mercredi 19 septembre 2007

Mots clés : Nations Unies, inondations, Aide à l'étranger, Désastre naturel, Afrique (Région)

Genève -- Plus d'une douzaine de pays africains sont frappés par les pires inondations connues depuis des décennies et la situation risque de s'aggraver encore, ont averti hier à Genève des agences des Nations Unies pour l'aide humanitaire.

Environ un million de personnes ont été affectées depuis juillet par les pluies torrentielles qui ont balayé l'est et l'ouest du continent africain, le Ghana et l'Ouganda faisant les frais de plus de la moitié du bilan total, a indiqué le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA).

Les inondations ont fait 32 morts et 260 000 sinistrés dans le nord du Ghana, où ont été diagnostiqués des cas de choléra, de dysenterie et de diarrhée, a indiqué Elisabeth Byrs, porte-parole de l'OCHA.

Les autorités ghanéennes ont décrété l'état d'urgence et lancé un appel à l'aide internationale.

Le Programme alimentaire mondial (PAM) a lancé un appel de fonds de 60 millions de dollars pour l'Ouganda, où 300 000 personnes ont été affectées par les inondations qui ont détruit de nombreuses maisons construites en pisé.

«Nous nous attendons à ce que la situation empire: de fortes pluies sont prévues en Afrique de l'Ouest entre le 18 et le 24 septembre», a indiqué Mme Byrs à l'AFP.

Les besoins prioritaires en Ouganda se concentrent sur des matériaux pour construire des abris, de la nourriture, de l'eau potable et des moyens d'assainissement pour contenir la menace de maladies provoquées par les eaux stagnantes et souillées par le débordement des latrines.

L'ONU devrait lancer un appel pour l'Ouganda à l'issue d'une mission de trois jours d'évaluation de la situation effectuée par des experts en aide humanitaire.

L'appel devrait également être destiné au Burkina Faso, l'un des pays les plus pauvres du monde, a indiqué la porte-parole de l'OCHA.

Des pluies diluviennes localisées provoquent des inondations, «décrites comme les pires depuis 30 ans», dans des régions «allant plus ou moins de la côte Atlantique à la mer Rouge», a-t-elle souligné.


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