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Le «phénomène» Andrée Boucher
Le «PHÉNOMÈNE ANDRÉE BOUCHER» a marqué la dernière élection générale fédérale, dans Portneuf. N'est-ce pas? Ce 17 septembre 2007, il a encore marqué, dans Roberval où la personnalité de l'individu, Denis Lebel, maire estimé et crédible de l'endroit, a dépassé le Parti Conservateur qui devra avoir la maturité et la sagesse de ne pas en réclamer les mérites et les crédits ou déduire que le BLOC est enterré. Ledit phénomène a joué, dans Outremont où la personnalité de l'individu Thomas Mulcair s'est nettement démarquée de sa famille d'accueil politique, alors qu'à ses côtés, le Chef du NPD avais l'air d'un enfant d'école ou d'un touriste de l'espace. Et, dans Magog également, le phénomène est présent. L'élue s'était collée, telle un timbre, à l'enveloppe de la personnalité incontestablement magnétique de Loubier.
Ce phénomène de la «personnalité forte et charismatique» dame le pion aux capitaux des partis et des clans organisationnels qui nous imposent leurs chefs tampons comme PM d'occasion et leurs «candidats de campagne» comme «sirs de salons» et «valets de chambre». Les épisodes Martin et Dion, Charest, Boisclair et Marois sont probablement les derniers d'une série qui n'a plus la cote ni l'écoute. Les rase-campagnes de grosses machineries-batteuses, les promesses de grosses piastres dont les gros lots sont bouffés par les amis des partis et dont tous les petits lots résiduels sont raflés par les impôts et les taxes, les jurements de réformes comme le bla-bla-bla de la réingénierie des libéraux du Québec, sont rangées du côté des fumisteries et des fourberies institutionnalisées qui ne passent plus.
En attendant que le scrutin proportionnel plurinominal (RPSL) adopté ou adapté aux modernités de la réalité québécoise, ne vienne répondre au pressant besoin qu'a la Nation québécoise d'être intelligemment gouvernée de façon dynamique et progressiste par un Chef d'État, les fortes personnalités retiendront l'attention et deviendront la mire de l'électorat. C'est d'ailleurs dans ce créneau que l'aura de Mario Dumont ne suffira plus au magnétique chef de l'ADQ qui doit, de toute urgence, placer des personnalités sur l'échiquier de ses ambitions politiques. Le Québec a besoin d'un Chef d'État et non d'un transfuge ou d'un mannequin de circonstance habillé et maquillé aux goûts du jour, ayant «shack» ou palace, dans Charlevoix ou ailleurs. D'autre part, le Québec a grand besoin de ministres et de députés dont le trop long apprentissage ou la totale indifférence à l'égard du mieux-être des citoyens d'un jour (définition d'un électeur), est très lourd de conséquences, dont les intérêts personnels sont diamétralement opposés à ceux des citoyens, l'histoire des dernières décennies se chargeant de compléter ce chapitre des plus encombrant.
FINIS LES LEURRES. LES QUÉBÉCOIS VEULENT L'HEURE JUSTE COMME LE «PHÉNOMÈNE ANDRÉE BOUCHER» LA DONNAIT À SES CONSITOYENS ET CONSITOYENNES. ET, C'EST DANS LE SENS DES AIQUILLES DE CETTE HORLOGE, QUE LE POLITIQUE DOIT S'ORIENTER, DÈS DEMAIN MATIN.
