Votre texte, monsieur Stréliski, identifie très bien le problème que cherche à cerner la Commission Bouchard-Taylor. À cet égard, votre conclusion à l'effet « que le Québec ne pourra jamais laisser (une empreinte) tant qu'il ne l'aura pas fondamentalement officialisée » est tout à fait appropriée. Toutefois, pour laisser une empreinte, le peuple québécois, qui est sans-papiers comme vous le dites, devra d'abord s'instituer sur papier, ce qui veut dire se doter d'un statut d'État souverain indépendant du Canada puisque c'est actuellement ce pays qui livre les papiers et en supervise la validité par sa Cour suprême, comme dans tous les États souverains et indépendants de ce monde.
Claude Bariteau
claude.bariteau@ant.ulaval,ca
Québec