Grèce - Les conservateurs remportent une élection difficile

Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

AFP
Édition du lundi 17 septembre 2007

Mots clés : gouvernement, feux, Costas Caramanlis, Parti politique, Élection, Grèce (pays)

Les partisans de Costas Caramanlis ont célébré la victoire hier dans les rues d'Athènes.

Photo: Agence Reuters

Athènes -- Le premier ministre conservateur grec, Costas Caramanlis, a remporté hier des élections législatives difficiles après les vives critiques dont son gouvernement a fait l'objet pour sa gestion des feux qui ont ravagé la Grèce et fait 66 morts en août.

Dans une allocation télévisée, le premier ministre, les traits tirés, a remercié sans triomphalisme les Grecs d'avoir donné un «mandat clair» à son parti Nouvelle-Démocratie (ND) pour gouverner le pays.

Il a également eu «une pensée aux sinistrés des feux catastrophiques» qui ont détruit des dizaines de milliers d'hectares de forêts, de cultures et des centaines de bâtiments dans le Péloponnèse et l'île d'Eubée.

Peu avant sa déclaration, son principal adversaire Georges Papandréou, 55 ans, chef du Pasok (socialiste) venait de reconnaître sa défaite.

«Le peuple a décidé, et le résultat ne nous a pas été favorable», a-t-il déclaré depuis le siège de son parti, ajoutant que le Pasok était dans une phase «critique» et qu'il en était «le premier responsable». Il a annoncé qu'il allait ouvrir la voie à de nouvelles élections au sein du parti.

Peu après 1h30, près de 75 % des bulletins de vote avaient été dépouillés, selon le ministère de l'Intérieur.

Sur l'ensemble de ces bulletins, la Nouvelle-Démocratie (ND) est en tête avec environ 43 % des voix, devant le Pasok qui obtient 38,5 % des suffrages. En projection de sièges la ND obtient 156 sièges (sur 300) contre 103 pour le Pasok, un rapport qui devait cependant encore évoluer dans la soirée.

Le parti d'extrême droite Laos obtient près de 3,5 % des voix, ce qui devrait lui assurer pour la première fois de son histoire son entrée au Parlement.

Des centaines de partisans de la droite se sont rassemblés dans le centre d'Athènes, portant des drapeaux bleu et blanc, les couleurs du pays et de leur parti, pour saluer leur leader. Ce dernier est longuement apparu au balcon de sa résidence pour les saluer aux côtés de son épouse, avant son allocution.

«Il n'y aura pas de période de grâce, nous devrons appliquer notre programme de réformes immédiatement», a jugé le ministre sortant des Transports, Michalis Liapis.

Arrivé au pouvoir en 2004, le chef de la Nouvelle Démocratie (ND), 51 ans, caracolait en tête des enquêtes d'opinion lorsqu'il a convoqué ces élections anticipées, prévoyant une réélection facile devant le Pasok. Mais les feux qui ont ravagé le pays ont provoqué une vague d'indignation qu'il été contraint d'affronter, et le Pasok n'a pas été en mesure de tirer profit du mécontentement populaire.

Georges Papandréou, ancien ministre des Affaires étrangères (1999-2004), avait accusé au plus fort des incendies le premier ministre d'avoir «humilié» le pays par son incurie.

Les deux autres formations de gauche déjà présentes au Parlement, le KKE (communiste) et la Coalition de la gauche radicale (Syriza), obtiennent des scores plus importants que lors du dernier scrutin, avec respectivement 7,55 % et 4,55 % des voix après dépouillement de 75 % des bulletins.


Réduire le texte Agrandir le texte Envoyer cet article Imprimer cet article Fil RSS Droits de reproduction

Haut de la page

Vous avez le statut de visiteur
Identifiez-vous


Recherchez dans le site

Recherche rapide dans Le Devoir.com