Les Américains capturent le meurtrier de leur allié sunnite

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AFP
Édition du lundi 17 septembre 2007

Mots clés : assassinat, George W. Bush, al-Qaïda, Violence, Irak (pays), États-Unis (pays)

Bagdad -- Le commandement américain en Irak a annoncé hier avoir capturé l'assassin présumé de l'un de ses alliés les plus proches, tué jeudi dans la province d'al-Anbar (ouest), alors qu'un regain de violence a fait 22 tués dans le pays.

Dans le même temps, la principale formation chiite, celle du chef radical Moqtada Sadr, a assuré qu'elle ne cherchait pas à renverser le gouvernement de Nouri al-Maliki, déjà très affaibli et à qui elle vient de retirer son soutien.

Samedi, des soldats américains ont arrêté «un membre présumé d'Al-Qaïda lié à l'assassinat de cheikh Abdoul Sattar Abou Richa», le chef tribal qui avait su mobiliser aux côtés des Américains les tribus de la province d'Al-Anbar, selon un communiqué américain.

Fallah Khalifa Hiyas Fayyas al-Jumayli, également connu sous le nom d'Abou Khamis, a été pris lors d'une opération dans la localité de Balad, à 75 km au nord de Bagdad.

Cheikh Abou Richa a été tué le 13 septembre avec trois de ses gardes du corps dans l'explosion d'une bombe près de son domicile de Ramadi, la capitale d'Al-Anbar.

Ce chef tribal respecté était le principal artisan des revers infligés depuis plusieurs mois à Al-Qaïda dans la région et de la nouvelle stratégie d'alliance avec les anciens insurgés sunnites, présentée comme un «succès» par le commandement américain. Il était devenu un interlocuteur privilégié des responsables américains et avait serré la main du président George W. Bush lors de sa visite surprise à Al-Anbar, le 3 septembre.

Entre-temps, 22 personnes ont été tuées dans des attentats et des incidents à Bagdad et dans le reste du pays, portant à un cinquantaine le nombre d'Irakiens tués depuis le début, le 12 septembre du ramadan, un mois de jeûne généralement marqué par des violences.

Dans le quartier majoritairement sunnite de Mansour, à Bagdad, deux personnes ont été tuées dans l'explosion d'une voiture piégée près d'un centre commercial.

Neuf civils ont été tués peu après dans le quartier voisin de Yarmouk au cours d'une embuscade contre un convoi du Département d'État américain protégé par une compagnie de sécurité étrangère.

Le convoi, comprenant six véhicules 4X4, est tombée dans une embuscade tendue par des insurgés dans une zone très fréquentée. Les employés de la compagnie de sécurité ont riposté et tué neuf civils, selon deux sources anonymes au sein des services de sécurité. Un responsable de l'ambassade américaine a confirmé l'incident, sans donner de bilan.

À 180 kilomètres au nord de Bagdad, à Touz Khourmatou, dans la province de Kirkouk, huit personnes ont été tuées et 19 blessées dans un attentat suicide perpétré par un kamikaze qui a fait exploser sa veste piégée dans un café.

Par ailleurs, un colonel de police a été tué à Hilla avec son fils, après avoir été enlevé par des hommes armés à la sortie de son domicile, selon la police locale. Un enfant a été tué par un tireur isolé dans la ville de Baaqouba, à l'ouest de Bagdad.

Ce regain de violence intervient alors que la formation du chef radical Moqtada Sadr a assuré hier ne pas chercher à renverser le gouvernement de Nouri al-Maliki, après lui avoir retiré la veille son soutien au Parlement.

«Nous n'avons absolument pas l'intention de pousser le Premier ministre Maliki vers la sortie», a déclaré le chef du comité politique du mouvement Sadr, Lywa Sumaysim.

Samedi, les sadristes avaient annoncé leur retrait de la coalition chiite qui donnait une majorité parlementaire à M. Maliki, l'Alliance irakienne unifiée (UIA).


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