Vos réactions
Des "immigrants" jusqu'à la quantième génération? Comment les reconnaissez-vous?
Le problème au Québec réside entièrement dans la désignation de l'autre; l'exclu à jamais... Car, on devient citoyen canadien après près de quatre ans de résidence au pays avec les procédures administratives qui aboutissent à la citoyenneté.
Alors, comment peut-on être "immigrant" dans "ce pays" après dix ans? C'est quoi immigrants (parlez-vous de résidant)?
Bref, le vocabulaire lui-même dégoûte! Puis, on est immigrant de part sa langue? la couleur de la peau... et quoi d'autre?
C'est au Québec, je crois, qu'il y a le plus de mots qui désignent l'autre en tant qu'être distinct, l'autre par rapport à soi (le québécois pur laine tricoté serré!). Au sein même de la francophonie mondiale, le québécois continue à trouver le mot allophone pour me distinguer de lui...
Enfin, je crois que le journaliste devrait assister le politicien à conduire le québécois, la québécoise vers de nouveaux cieux plus accueillants et ouverts. Et méfiez-vous des sondages! Les francophones autant que les autres quittent le Québec, y compris ceux qu'on y appelle les "maudits français"...
