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L'art de nager à reculons!

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Serge Charbonneau (veliserdi@hotmail.com)
Envoyé Le lundi 17 septembre 2007 10:00



C'est presqu'un cours de nage dans l'eau bénite que vous nous offrez Mme Bombardier. Vous êtes vraiment une virtuose dans ce milieu béni.

On sent que votre crainte des orthodoxes laïques, est supérieure à votre crainte des dérives fanatiques religieuses. Il est bon de flatter le divin et méchant d'en rire.
On vous sent respectueuse des suceux de bagues épiscopales. Oui, c'est bien difficile de s'en sortir lorsqu'on a eu une enfance à l'eau bénite!

Les croyances et les connaissances sont à l'opposée l'une de l'autre. Les croyances sont là pour combler le besoin de connaître l'inconnue, pour soulager la douleur de vivre sans savoir l'au-delà.

Comme vous dites, la religion est un sujet dynamite, explosif.
Imaginez, quelqu'un qui ridiculise la religion!
Impensable!

Cependant, on assiste à toutes sortes de dérives, comme celle de M. Laughrea:
«nos clercs laics souverainistes chercheraient par tous les moyens à remplacer San Francisco, San Diego, Santa Cruz, ... si offensant pour leur prude et sectaire regard fermé.»

Comme celle de M. St-Jacques: « Nous devenons des étrangers chez nous. Voilà une mauvaise immigration qu'on peut corriger. Il est encore temps mais il faut agir rapidement. »

Comme celle de M. Castonguay: « En s'attaquant à l'héritage religieux, on efface les fichiers mémoire de la nation »

Comme celle de M. Brousseau: « Respect, ouverture, accommodement, laicité sont des mots dont les incroyants se servent pour diluer au maximum l'expression de notre foi chrétienne. La laicité s'attaque à nos institutions religieuses parce qu'elles sont les gardiennes de notre identité et de notre unité nationale au Québec. Lorsqu'elles disparaîtront, la minorité que nous sommes disparaîtra également. »

Comme celle de M. Sepulchre: « Dieu existe,Jésus-Christ est Dieu; regardons vers lui pour l'avenir. Pour la gestion du Qhébec soyons acueillant pour tous les hommes; si nécessaire luttons contre ceux qui rejettent le christianisme. »

Comme celle de Mme Leblanc: « Notre héritage québécois est un de nos biens le plus précieux, et, je crois qu'il faudra rester forts et dire non à ceux qui voudraient changer ce visage ancestral qui est le nôtre!!! ... notre héritage si chèrement gagné??? »

Comme celle de M. Beaudet: « À entendre les tenants de la laïcité fondamentaliste, tous les signes extérieurs de l'ancienne croyance devraient être éradiqués. Cela ira-t-il jusqu'à démolir les églises, rebaptiser la majorité des villes, villages et écoles du Québec? »

Comme celle de M. Gauvin: « pollution, dérèglement des saisons. et on pourrait en dire long. Il est grand temps de vérifier les fruits de la laicité. Les fruits sont-ils bons? »

Comme la vôtre, Mme Bombardier: « chez certains groupes ... le discours antireligieux est aussi intolérant que primaire. »

La liste est longue, mais aussi, instructive. On note une confusion. Une grande confusion. Dieu, vient à notre secours, toi seul peut nous donner la lumière! (Tiens! Une autre dérive!)

La confusion, l'ignorance, la crédulité, la peur (l'enfer!!!) comme autant de carburant, de nerfs, pour la religion. On n'est pas sorti du bois (je préfère le bois plutôt que l'eau bénite, parce que l'eau... peut-elle vraiment être bénite??? Tandis que le bois, tout le monde peut s'y perdre.)
On mêle histoire, démocratie, liberté, patrimoine, identité et mettez-en, ce n'est pas de l'onguent!

Pourtant, le débat est d'apprendre à nos enfants l'existence des différentes religions, leur histoire, les croyances qu'elles véhiculent, leurs rites et leurs coutumes pour qu'ils puissent comprendre le comportement de leur voisin. Pourquoi le voile, pourquoi le kirpan, pourquoi les couettes, pourquoi le crucifix?
Connaître, savoir, comprendre. Voilà en gros les objectifs du nouveau cours.
On abandonne l'enseignement de la croyance. Nos enfants n'apprendront plus comment aller communier, comment aller se confesser, pourquoi dieu veut qu'il se marie, pourquoi dieu peut les "krisser" en enfer s'il on a une relation sexuelle hors du mariage, etc., etc..

Abandon de la croyance (catholique) pour la connaissance (universelle). Rien de plus. On ne rebaptisera pas les rues et les villes qui ont un St-... ou un San ... , on ne démolira pas les églises, ni les mosquées, ni les synagogues, on ne modifiera pas les manuels d'histoire enseignant notre fier passé catholique et notre, non moins fière, révolution tranquille. Nous continuerons de parler français même s'il n'y a plus de crucifix à l'Assemblée nationale (Jésus-Christ, d'ailleurs, ne parlait pas un maudit mot français... alors...). On continuera à débattre de souveraineté et d'indépendance même si le goût de sucer la bague épiscopale ou papale, risque de s'estomper (la bague papale! Le fantasme ultime! N'est ce pas, Mme Bombardier... la bague papale... hein?)

Oui, cessons de nager dans cette eau qu'on a dit bénite, cessons d'avoir peur de l'enfer, de la perte de notre identité. Notre histoire est aussi solide que notre culture. Notre identité québécoise est originale, forte et inébranlable. Les gens du monde entier qui choisissent de devenir québécois plutôt que canadien ou qu'étatsunien, sont attirés par notre ouverture et notre modernité. Notre esprit a toujours été innovateur (enfin, disons depuis la révolution tranquille), cette réforme de cours des religions en est une autre preuve encourageante.

Ayons confiance en nous. Et pour ceux qui en doute, priez mes amis, priez. dieu, yahvé, allah, mahomet, jésus-christ, raël, krischna, bouddha ou brahmâ, vous viendra en aide.
Tous ces êtres suprêmes seront toujours là pour vous aider à surmonter vos peurs et votre mal de vivre.

Serge Charbonneau
Québec

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