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Celui qui prie se reconnaît dans l'Autre qui prie

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Marie Lauzier
Envoyé Le dimanche 16 septembre 2007 15:00



Celui qui prie se reconnaît dans l'Autre qui prie. C'était le titre de mon message (avril 07) en réponse à Claude Lafleur. Je le replace ici ce texte: il est cohérent avec ma sortie du placard et c'est mon explication face au phénomène québécois de rejet envers les Musulmans. Notre vide spirituel sidéral nous empêche de voir la beauté chez les autres qui eux, ont une vie spirituelle et-ou religieuse riche. Si les Québécois avaient conservé des aspects de leur pratique religieuse, celle des autres ne les effraierait pas autant.
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7 avril 2007. «Votre texte, monsieur Lafleur, est empreint de bon sens. On s'accommode de ceci et de cela à tous les jours, sans trop s'en rendre compte mais voilà que si les mêmes accommodements concernent des "étrangers" on les accuse de nous piétiner sur notre propre terrain alors que, dans l'ensemble, ils respectent les lois et ne demandent qu'à préciser leur espace vital. Certains médias et chroniqueurs montent en épingle quelques cas isolés de dérapage et voilà le bon peuple en Croisade contre les envahisseurs. Personne ne nous a demandé de cesser de prier; nous l'avons fait de notre propre choix. Pourquoi la prière (ou le voile) des autres devrait-elle nous irriter? Au contraire, nous devrions nous inspirer de ces gens pour qui la famille est soudée autour d'une vie riche de sens et de valeurs profondes. C'est notre vide qui s'indigne et craint tant de ferveur assumée. Il m'arrive de trouver cette société bien étouffante.»

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