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À prendre avec un grain de sel?

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Luc Brodeur
Envoyé Le samedi 15 septembre 2007 19:00



Bien humblement, je trouve cela un peu superficiel : "«J'ai rarement trouvé autant de paix que dans une mosquée», dit la nouvelle fidèle en soulignant l'importance de la beauté dans ses choix, l'éthique et l'esthétique ne faisant qu'un. " Il aurait été utile d'invoquer la beauté, l'éthique et l'esthétique pour réconcilier avec son sort cette femme exécutée par les tabilans d'un coup d'AK-47 dans la tête (dans un documentaire diffusé sur RDI...), et ces autres passibles de la lapidation...

Il ne faut certes pas faire d'amalgame, mais le propos de Chantale Jolis me fait un peu penser à cette gauche caviar (même génération?), qui vivait un socialisme esthétique, pendant que d'autres pourrissaient dans les pays de l'Est... Ou risquaient leur vie pour le fuir.

Pour ma part, je fais une distinction entre spiritualité et religion. Certains doivent absolument passer par la religion pour accéder à la spiritualité.

Enfin, ses commantaires auraient pu s'appliquer, selon moi, à toutes ces religions et ces spiritualités qui ont donné lieu à des oeuvres musicales et architecturales sublimes, y compris à la naissance de lieux de cultes qui inspirent le calme. Sauf, que la madame, elle est française, et qu'il est peut-être plus pratique d'avoir une révélation au Maroc...

Enfin, elle n'est peut-être pas irrécupérable : « C'est un curieux livre, très violent. La place de la femme pose aussi problème. Il y a des difficultés. J'ai donc envie d'étudier tout cela. Je suis convertie, mais le gros du travail reste à faire. » Je suis convaincu qu'un chiite sur le point d'être trucidé par un sunnite trouve également qu'il s'agit là d'un livre fort curieux... et violent....

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