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La laicité comme moyen d'assimilation

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Pierre Brousseau
Envoyé Le samedi 15 septembre 2007 12:00



Lorsqu'on a la foi en Jésus-Christ, on ne choisit pas d'ignorer son enseignement au nom d'une laicité qui l'exclue forcément. Lors de son dernier repas avec ses apôtres, le Christ a partagé un vin pur et sans eau ; plutôt que d'accommoder la sensibilité des grands prêtres, il a versé son sang pour témoigner de la vérité de son engagement.
Marguerite Bourgeois, qui a fondé la première école au Québec, était plus courageuse que nous, catholiques tièdes et sans courages. Seule et sans véritables moyens, affrontant la mort, elle est venue d'Europe pour fonder sa communauté ; quant à Lionel Groulx, il ne se gêne pas pour utiliser fréquemment dans ses mémoires le terme Providence pour désigner la volonté de Dieu dans le parcours de sa vie.
Respect, ouverture, accommodement, laicité sont des mots dont les incroyants se servent pour diluer au maximum l'expression de notre foi chrétienne. Nous devons plutôt enseigner à nos enfants l'histoire véritable de nos fondateurs, parler de la foi de leurs grand-parents qui les ont aimé et défriché les terres sur lesquelles ils vivent. Alors, ils comprendront.
La laicité s'attaque à nos institutions religieuses parce qu'elles sont les gardiennes de notre identité et de notre unité nationale au Québec. Lorsqu'elles disparaîtront, la minorité que nous sommes disparaîtra également. Et les militants du laicisme le savent très bien.
La honte actuel, c'est que des québécois vendent leur âme et marginalisent leurs compatriotes pour leur seul intérêt. Jamais n'a-ton vu dans l'histoire de l'humanité un peuple minoritaire vendre ses richesses et mutilé sa culture au détriment de sa descendance. Bref, malgré nos cégeps et universités, nous collaborons bêtement à notre propre assimilation, dans un climat de festivals et de concours.
C'est cela que l'Histoire retiendra de notre peuple ; c'est cela que nos enfants retiendrons. Ils se souviendront que nous avons placé nos personnes âgées dans des institutions au lieu de les aimer et de prendre soin d'eux, au nom d'une course effrénée qui ne mène à rien. Nous n'avons pas à en être fiers.
Mais, comme simple citoyen, on se demande : qui est derrière tout ce remue-ménage, entrepris il y a quelques années par les syndicats québécois, pourtant fondés par nos prêtres catholiques. Sans doute des intérêts étrangers...

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