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Québec 2008 : Une entreprise de Propagande du Canada

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Marie-Louise Lacroix
Envoyé Le samedi 15 septembre 2007 08:00



Je suis dégoûtée par les manières de l'Équipe de cette organisation, de messieurs Jean Leclerc et Pierre Boulanger en particulier [www.monquebec2008.com/MonQuebec2008/?module=static&id=13] ; lesquels individus en sont les têtes dirigeantes « placées » là par les bons soins de messieurs Jean Charest et Stephen Harper (premiers ministres à la veine très québécoise, comme on sait...).

Tout ce qui émane de ce Comité des Fêtes du 400e anniversaire de la naissance de Québec et de la Nouvelle-France - et non du Canada, qui est né, en effet, 259 ans... plus tard ! - constitue une constante et systématique canadianisation de l'Événement.

En tout, tout le temps et jusque dans le menu détail.

Il s'agit d'un détournement de sens sans précédent dans l'histoire contemporaine du Québec : rémunérer (et grassement, encore) un Comité d'organisation pour saboter en bonne et due forme l'Événement que celui-ci a mission de réaliser en grandes pompes !

On ferait la Révolution pour moins que ça, dans certains pays...

Pour mémoire, voici incidemment quelques textes critiques qui ont été publiés sur le « sujet » dans les derniers mois :

- « Société du 400e de Québec : la jouissance de l'impuissance » : www.quebechebdo.com/article-i107156-Societe-du-400e-de-Quebec-
la-jouissance-de-limpuissance.html

- « Le 400e de Québec : le dégoût jusqu'à la violence » : www.quebechebdo.com/article-116986-Le-400e-de-Quebec-le-degout
-jusqua-la-violence.html

(Ne pas oublier, souvent éclairantes, les discussions qui suivent immédiatement ces interventions publiques)

- Et même, last but not least, dans Le Devoir : www.ledevoir.com/2007/04/24/140634.html


QUÉBEC 2008, on ne peut plus en douter maintenant, n'est rien de plus qu'une gigantesque entreprise de PROPAGANDE CANADA.

Aussi la colère m'anime désormais au point où je n'hésiterai pas un instant à « graffitiser » cette fresque en hommage du Canada, si elle devait effectivement se poindre en capitale nationale. Et sur les murs de la « Maison » québécoise de l'Éducation (symbole en soi de la personnalité de la nation), comme par surcroît !!!

Oui, je le ferai, accompagnée de plusieurs "gallons" de peinture d'un noir parfaitement opaque ! Dussé-je, pour ce faire, le payer de quelques jours de prison. Oui, je le ferai.

Il y a des limites à retourner contre soi les moments historiques qui nous ont construits, qui nous ont bâtis, comme peuple et comme nation.

Sommes-nous un peuple, à la fin, ou un troupeau toujours disposé à tendre la joue jusqu'au maxillaire même...?

MLL

PS : Pour ce qui concerne Philippe Couillard, je renvoie à ceci : www.quebechebdo.com/article-118750-Le-Canadien-Philippe-Couillard.html . Cet homme, et encore récemment à la faveur des panneaux installés par la Commission de la Capitale nationale - désignant désormais la Capitale « nationale » comme étant tout bêtement... « capitale » -, démontre chaque jour un peu plus qu'il n'a pas du tout - mais pas du tout - « le sens du Québec ». Il s'agit très manifestement d'un clone de ce qui nous sert actuellement de premier ministre, et pour qui, à l'instar de ce dernier, ce sera toujours : « Canada first and foremost ! ». Docteur Philippe Couillard, vous aurez réussi à perdre en peu de temps la crédibilité qui vous auréolait lors de votre entrée en politique. Je voyais en vous un « libéral » moins obtus et moins servile (au Canada) que la plupart de vos collègues du gouvernement dont vous faites partie. Hélas - mea culpa, mea maxima culpa - je m'étais trompée sur votre compte. Aussi, jamais vous n'aurez mon appui électoral. Jamais, M. Couillard. Jamais.

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