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Principaux arbres et productivité de la forêt boréale du Québec
Le feu y est un élément important de la dynamique. Le sapin baumier est souvent mélangé à cette espèce surtout dans les régions montagneuses et aux climats plus humides de l'est de la province. Le feu limite la propagation de cette espèce alors qu'il favorise celle de l'épinette noire.
Le pin gris provient souvent de feux également et s'installe surtout sur sols sablonneux ou minces et secs de l'ouest de la province.
L'épinette noire, et dans une moindre le sapin baumier et le pin gris, forment la quasi-totalité des forêts à dominance de résineux. À celles-ci s'ajoutent les forêts de mélèze laricin en terrains humides ou organiques.
Parmi les forêts à dominance de feuillus, prospèrent les tremblaies, les groupements de peupliers baumiers et les bétulaies à bouleau blanc. Ces groupements de feuillus ne représentent que quelques pourcentages du couvert total.
Les forêts de sapin baumier forme une zone écologique distincte au sud de la zone de l'épinette noire. Elles caractérisent notamment la forêt Montmorency de l'Université Laval du parc des Laurentides.
Certains auteurs associent la zone du sapin baumier à la forêt boréale alors que d'autres la voient plutôt comme appartenant à une zone de forêts mixtes située entre les forêts feuillue et boréale.
Quant à la productivité globale (en volume) de la zone boréale de l'épinette noire, elle est plus élevée en Abitibi qu'à l'est vers le mont Groulx et le réservoir manic V. Là est y est la moins élevée de toute la zone, toutes espèces confondues.
A l'ouest , la productivité plus élevée de la forêt est due notamment à des groupements où le tremble et le pin gris occupent une plus grande place qu'ailleurs dans la zone.
Le sapin baumier contribue à la productivité relative des forêts de l'est mais ces dernières reçoivent moins de chaleur que certaines des régions de l'Abitibi, où la fréquence des feux y est d'ailleurs plus élevée.
