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Plus porteur de doutes que d'espoir....

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Jean-G. Lengellé
Envoyé Le vendredi 14 septembre 2007 14:00



Effectivement, lorsque l'on se donne la peine de lire les deux documents du ministère, il y a de quoi hoqueter d'angoisse.
Le seul fait que sur la couverture des deux documents on indique que la version est "autorisée", ce document qui barbouille de la démocratie à chaque tour de page pour rassurer le bon peuple ne nous dit ni par qui ni quelles étaient les "compétences" tant qu'à faire des rédacteurs et/ou des approbateurs. Alors tant pis pour la démocratie qui n'a rien à voir avec le Ministère de l'Éducation.
La bibliographie est abondante mais jamais notée ou validée dans le corps du texte, et lorsque l'on évoque des auteurs sur lesquels placoter (Suzuki, Reeves et Jacquart) on se garde bien de nous dire à quoi on fait référence.
Lorsque l'on parcourt l'ensemble des deux documents on se dit qu'il faudrait posséder une culture encyclopédique absolument phénoménale pour pouvoir parler d'abondance et correctement de culture et d'histoire et de civilisation maya ou hindoue ou agnostique ou hébraïque sans compter les chrétiennes ( où sont passés les orthodoxes, comme si les Balkans et la Russie n'existaient pas....) avec leur héritage monothéiste sémite. Curieusement, même les Grecs et les Romains semblent avoir pris le bord.
Des guerres de religion motivées par la conquête de la richesse des autres au nom de la foi la plus forte, pas un mot non plus. Des affrontements axés sur le pouvoir pas un mot non plus. Et bien entendu c'est le grand silence sur les attentats d'Irlande du Nord, et les chicanes fratricides entre sunnites et chiites.
Et les parents auront la naïveté de penser que cette montagne de connaissances sera acquise en 4 années de pédagogie simpliste pendant laquelle comme à l'UQAM des année 70 on se tient par la main et on se raconte son vécu!!!
C'est un peu comme si on prenait les religions pour un fait acquis sans jamais en questionner l'origine, et qu'on les décrive comme étant toutes parfaites et susceptibles de générer l'amour des peuples entre eux en les vouant à un paradis collectif, celui-là même qui est décrit comme improbable puisque ne partageant pas les mêmes fois, tous sont exclus du paradis des autres.
En gros, ces programmes apparaissent comme du recyclage de profs de philo et/ou de religion qui sont au chômage et que l'on va occuper du mieux possible pour renforcer l'intoxe qu'ils ont abondamment dispensée dans le passé.
La solution est simple: laissons l'histoire aux historiens (qualifiés, s'entend), l'art aux spécialistes, la géographie et la science politique aux personnes formées et les vaches seront bien gardées, et on n'aura plus besoin de cette "vache de réforme"!
En réalité, ce sont les religions qui sont transversales et qui devraient être abordées à l'occasion.
Pour la religion, sa place est à l'extérieur de l'école de la même façon que les imaginaires semblables des contes de fées et du Père Noël.
Un suaire de Turin avec ça?

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