Un écosystème en 40 clichés
Mots clés : Biosphère, écosystème, Forêt, Art, Montréal
Une exposition présente à la Biosphère des photos éloquentes de ce qu'est devenue la forêt boréale

Du Québec au Yukon, les huit photographes professionnels montés dans le petit appareil ont tenté de capturer, le moment d'un cliché, l'essence de cette forêt qu'on néglige trop souvent et qu'on connaît peu, bien qu'elle recouvre 58 % du territoire canadien.
L'exposition gratuite tente de sensibiliser le public à la préservation de l'environnement naturel, celui de la forêt boréale en particulier. Parfois furtives et toujours uniques, les images ont été capturées en temps réel, «dans l'urgence», explique Louise Larivière.
Chaque photo est accompagnée d'un court texte écrit par la chef de mission, décrivant le paysage et les conditions, parfois difficiles, dans lesquelles le cliché a été pris. Parallèlement à l'exposition, des fiches informatives donnent de plus amples renseignements sur l'écosystème forestier.
Le message dans l'image
Au premier coup d'oeil, le visiteur est d'abord ému par la beauté des paysages. Comme l'explique Mme Larivière, «ce n'est pas parce que le sujet de la photo est triste que la photo elle-même doit être triste». Mais le but est tout de même de provoquer une émotion, voire, ultimement, d'obtenir une réaction de la part du public.
Passé la beauté esthétique de l'image, c'est en effet en y regardant de plus près et en prêtant attention aux légendes qu'on est véritablement touché. Touché par la photo de ce caribou, seul dans un si grand espace; bouleversé par les trous creusés dans le paysage par les coupes à blanc.
Et ces arbres orangés qu'on prend d'abord pour des feuillus en automne et qui forment en fait une forêt morte, tuée par le dendroctone du pin, qui affecte particulièrement les pins gris d'Amérique.
Les images capturées par les photographes Allen McInnis, Kazuyoshi Ehara, Jim Ross, John Woods, Todd Korol, Dan Riedlhuber, Andy Clark et Jeff Basset portent toutes un message.
Et c'est bien souvent au passant un tantinet observateur de déchiffrer celui-ci, dans le reflet du soleil sur un boisé ou dans les méandres d'une rivière.
Dix-sept autres photographies prises dans le cadre du projet Respect sont également exposées aux abords du canal de Lachine. Et une exposition semblable, mais deux fois plus importante, a lieu jusqu'au 9 octobre au lieu historique national canadien de la Fourche, à Winnipeg.
D'autres villes canadiennes accueilleront l'exposition au cours de l'année 2008.
Louise Larivière, qui a déjà participé à plusieurs photoreportages qui l'ont menée notamment en Chine, en Afghanistan et au Sri Lanka, a encore plusieurs projets en tête. Un de ceux qui lui tiennent le plus à coeur pour le moment: se réapproprier l'avenue McGill College avec la suite de l'aventure photographique au-dessus de la forêt boréale.
Rappelons que Reporters Communication avait présenté au centre-ville, il y a quelques années, les expositions de photos Je suis Montréal et Les Faiseurs de paix. Louise Larivière travaille également à un court métrage, réalisé dans le cadre du projet Respect et intitulé My Land, qu'elle espère pouvoir présenter au public d'ici la fin de septembre.
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- Respect: au coeur de la forêt boréale. Jusqu'au 28 février 2008 à la Biosphère de l'île Sainte-Hélène, www.biosphere.ec.gc.ca, www.reporters.qc.ca.
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Principaux arbres et productivité de la forêt boréale du Québec - par Michel Thibault
Le samedi 15 septembre 2007 13:00

