Myriam Bédard donne sa version des faits

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PC
Édition du jeudi 13 septembre 2007

Mots clés : Nima Mazhari, Jean Paquet, Myriam Bédard, Enfant, Justice, Québec (ville), Québec (province)

Québec -- Myriam Bédard nie avoir eu l'intention d'empêcher Jean Paquet de voir sa fille au cours de l'automne 2006 alors qu'elle s'était rendue à Washington avec son conjoint Nima Mazhari pour dénoncer «le terrorisme bureaucratique canadien».

La triple médaillée olympique, accusée d'avoir enlevé sa fille en contravention d'une ordonnance de garde entre le 3 octobre et le 22 décembre 2006, a donné sa version des faits pour la première fois devant les membres du jury, hier au palais de justice de Québec.

L'ex-athlète de 37 ans a soutenu qu'elle n'a jamais cherché à priver le père de son droit d'accès à sa fille.

«Elle avait la liberté de s'entretenir avec lui comme elle le voulait [au téléphone] et je lui ai dit à plusieurs reprises: "Si tu veux le voir, je peux te mettre dans le prochain vol pour Montréal"», a-t-elle déclaré, précisant que sa fille a décliné cette offre à chaque occasion.

«Il n'y a pas de problème, c'est un vol direct, tu peux être à Montréal dans trois heures», a insisté l'accusée.

Contrairement à ce qu'a affirmé Jean Paquet devant la cour, Mme Bédard soutient qu'elle l'a avisé de son intention de se rendre aux États-Unis avec sa fille et son conjoint Nima Mazhari, sans toutefois lui indiquer une date de départ.

«Quand M. Paquet appelle pour voir sa fille, c'est souvent avec moins de 48 heures de préavis, alors que nous, on planifie notre vie», a-t-elle dit, ajoutant qu'«on ne sait jamais où est M. Paquet ni quel est son horaire».

Son témoignage, livré avec aplomb, comportait toutefois certains éléments stupéfiants.

Elle a affirmé que Jean Paquet avait été en compagnie de sa fille pendant 16 jours, 9 heures et 21 minutes au cours de l'année 2006, révélant ainsi qu'elle avait comptabilisé la durée de ses droits d'accès avec une précision chirurgicale. Mme Bédard a ajouté que, depuis février dernier, M. Paquet aurait bénéficié de droits d'accès de 10 jours, 10 heures et 43 minutes.

«Dans mon agenda, je prends tout en note, tout en détail», a lancé Mme Bédard, qui justifie cette manie par la nécessité de conserver des éléments de documentation advenant que M. Paquet décide d'entreprendre des recours juridiques pour obtenir la garde de sa fille.


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