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S. Harper a raison
La rectitude du scrutin est assurée par l'obligation faite aux électeurs de s'identifier pour vérifier s'ils sont admissibles à voter. À ce propos, le directeur général a commis, dans ses explications, une faute de français à laquelle on ne s'attend pas de la part d'un haut fonctionnaire et d'un fonctionnaire qui oeuvre dans le domaine électoral, qui demande une grande précision terminologique. Il a parlé de «l'éligibilité» des électeurs. L'éligibilité concerne les personnes éligibles à un poste et non les électeurs admis à voter. Pour assurer leur admissibilité, il est nécessaire de les voir. Une personne voilée peut présenter des pièces d'identité, avec ou sans photo, qui ne sont pas les siennes. Ce peut être un homme, comme on l'a vu dans d'autres circonstances en Irak, en Afghanistan, en Palestine. Pour identifier une personne, il faut la voir, même lorsqu'elle prête serment. On ne peut monter à bord d'un avion en étant voilé. Il faut montrer son visage à la personne, homme ou femme, chargée du contrôle.
La Loi électorale qui exige de s'identifier vert éviter la fraude et, la simple logique, pour ne pas dire le bon sens, demande que la personne montre son visage. C'est de toute évidence implicite dans la loi, puisqu'il me peut en être autrement. Cela saute aux yeux, c'est le cas de le dire.
L'autre point, c'est le droit des candidats éligibles. Le directeur général nous a rabattus les oreilles avec le droit des électeurs, mais il a oublié que la loi vise aussi à protéger le droit des personnes qui se présentent à une élection, d'être élues en toute rectitude. Ce qui implique donc que les personnes admissibles à voter soient les bonnes. On critique assez les votes trafiqués de certains pays. Les candidats à une élection ont des droits et la réaction des partis politiques contre la décision du directeur général des élections est normale. Sa décision va à l'encontre du droit de leurs membres à se faire élire en toute rectitude.
Lorsque Stephen Harper a dit que la décision du dicteur général ne respecte pas l'esprit de la Loi, il a parfaitement raison, et le directeur des élections doit revoir d'urgence sa copie ou se trouver un autre emploi. Son interprétation littérale et casuistique n'est pas de mise pour un sujet aussi grave.
